23.01.2012
La campagne, c’est maintenant !
La performance réussie de François Hollande va permettre la remobilisation de la droite.
On le sait, le jeu est très ouvert pour la prochaine élection présidentielle. Pas moins de quatre candidats peuvent prétendre au second tour, et trois d’entre eux peuvent l’emporter.
Les outsiders
Marine Le Pen a de très grandes chances d’accéder au second tour. Les sondages, sans correction, la situent entre 14 et 23%, ce qui montre bien son extraordinaire potentiel. Irréductibles déçus de la droite comme de la gauche, désespérés de tous bords, se retrouvent depuis le début des années 1980 dans le vote tribunitien pour le FN. De l’autre côté, les gesticulations de Mélenchon pourront lui garantir un certain succès mais ne limiteront pas l’effet Le Pen.
François Bayrou, se plaçant lui-aussi sur le créneau « anti-système » mais avec l’avantage d’une image propre et rationnelle, a un boulevard devant lui. Partant de son socle centriste de 7%, il peut espérer reconstituer son score de 2007, essentiellement de centre-gauche, en y ajoutant cette fois le surplus des déçus de N. Sarkozy, qui jusqu’à présent espéraient encore le voir abdiquer au profit d’un Fillon ou d’un Juppé. Il peut atteindre 22%. Mais le discours de F. Hollande risque de réveiller le clivage, et de mettre en sommeil les espoirs de Bayrou.
Le duel attendu
Comme toujours, et notamment en 2002, un duel semble s’imposer entre les candidats issus des deux grands partis : le président sortant contre le candidat socialiste.
M. Hollande a toutes les chances d’arriver en tête de l’élection. Le « peuple de gauche » a une trop grande « fringale » de pouvoir pour se voir priver une quatrième fois consécutive de victoire présidentielle. Cela fait en effet près d’un quart de siècle que la gauche ne l’a pas emportée. Le chiffon rouge du 21-avril, comme le réflexe anti-sarkozyste, devraient placer le candidat socialiste aux alentours de 25%.
M. Sarkozy part de très bas. Mais l’ultramédiatisation, la « twittpolitique », bref l’immédiateté dans laquelle se construit le débat politique fait que le choix final des Français ne se cristallisera qu’au dernier moment. Le président a donc choisi de marquer fortement les esprits sur une campagne courte mais forte, une « blitzkrieg ». Cette stratégie peut marcher.
La campagne est lancée
Pour autant, F. Hollande a réalisé un coup politique important hier, qui peut invalider au moins partiellement cette stratégie. Il s’est inspiré, avec succès, de N. Sarkozy en 2007 sur la forme, et de F. Mitterrand en 1981 sur le fond.
En 2007, le 14 janvier avait marqué le tournant de la campagne et installé définitivement N. Sarkozy dans sa dynamique de victoire. F. Hollande a réussi l’exercice et semble avoir troqué son petit costume des primaires pour les habits de présidentiable. Mauvais, il atteignait 30%. Bon, il sera dur à détrôner.
La différence avec 2007 est cependant de taille : Sarkozy n’avait pas d’adversaire. Les pitoyables prestations de Ségolène Royale nous faisaient mal au cœur, à force de nous avoir fait rire. Cette année M. Hollande a face à lui un président-candidat bien capable d’inverser la tendance.
Mais c’est surtout sur le fond que le discours de M. Hollande est important. En se plaçant fortement à gauche, comme Mitterrand en 1981, en reprenant ses thèmes (l’égalité, le pouvoir de la finance), comme son esprit (« j’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent »), M. Hollande va certes mobiliser son camp, et s’assurer le second tour à l’inverse de Lionel Jospin marginalisé hier, mais il va aussi créer les conditions de la remobilisation de la droite.
Nous n’attendrons donc pas la candidature officielle du président pour nous mobiliser contre ce projet socialiste, contre cette idéologie égalitariste et faussement généreuse, qui a fait tant de mal à la France, et que ce premier quinquennat n’a pas encore réussi à purger.
10:58 Publié dans France, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ump, présidentielle
05.01.2012
Bonne année à tous!

14:34 Publié dans 13ème, Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, paris, 13e
15.12.2011
Bilan relativement positif pour le RSA
Mesure de gauche, le RSA répond à la logique de ses inspirateurs plus qu’aux objectifs de ses décideurs : il a permis de sortir 150 000 personnes de la pauvreté l'année dernière, mais n’a pas eu les effets escomptés sur le retour à l’activité.
RECUL DE LA PAUVRETE
L'économiste François Bourguignon, président du comité d'évaluation du RSA, vient de remettre son rapport. Deux ans après le lancement du RSA, celui-ci a fait reculer le taux de pauvreté de 0,2 point. Roselyne Bachelot a donc raison de dire que « le RSA est une grande avancée sociale du quinquennat de Nicolas Sarkozy.»
D’une manière générale, le comité souligne l'effet du RSA sur le pouvoir d'achat des bénéficiaires, estimant que « le revenu annuel médian par unité de consommation des ménages ayant perçu au moins une fois durant l'année le RSA activité s’est accru, du fait de la prestation, de 11%.»
FAIBLE IMPACT SUR L’ACTIVITE
Mais, même si cela est très important, surtout dans le contexte de crise grave que nous connaissons, l’essentiel des objectifs n’était pas là. Il consistait à favoriser la sortie de l’assistanat.
Or, l'incitation financière à reprendre un emploi a malheureusement eu de faibles résultats. La crise y est pour beaucoup. Cependant, selon M. Bourguignon, « le passage au RSA a pu avoir un impact sur certains groupes de bénéficiaires». Il estime à 3% par mois la part des allocataires ayant repris une activité grâce à la prestation, ce qui est équivalent au RMI.
Sur les 1,5 million de bénéficiaires éligibles, seul un tiers perçoit le RSA activité, soit un taux de non-recours de 68%. Cet échec serait dû au manque de connaissance du dispositif, au souhait de ne pas dépendre d'une aide sociale, ainsi qu’à la crainte de démarches compliquées, et non à la peur de perdre des droits (allocations, gratuité des transports etc.). Cela laisse à penser que le RSA activité pourrait dans les années à venir se rapprocher de ses objectifs.
09:54 Publié dans Economie, France, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, économie, social, ump, nouveau centre


