03.02.2010
Des caméras et des hommes
Lundi soir s'est tenu à la mairie du 13eme arrondissement un CICA, conseil d'arrondissement élargi aux conseils de quartier et à certaines associations, sur le thème de la sécurité.
Le nouveau commissaire divisionnaire du 13eme a présenté les chiffres de l'insécurité de la décennie 2000. Ce fut l'occasion d'observer le fabuleux travail réalisé, à Paris comme partout en France, par les fonctionnaires de police, tout particulièrement depuis 2002, date charnière, et l'arrivée de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'intérieur. La délinquance et la criminalité ont en effet reculé massivement (près de 40%) sur notre arrondissement pendant cette période, suffisamment longue pour réaliser une analyse fiable et objective. Dans le même temps, le taux d'élucidation à triplé, même s'il reste encore insuffisant.
Ces résultats incontestables (les méthodes de calculs n'ayant pas été modifiées) ne doivent pour autant pas nous satisfaire tant le sentiment d'insécurité reste fort dans le 13eme, et tout particulièrement dans les quartiers les plus populaires.
C'est la raison pour laquelle, le gouvernement a décidé d'aller plus loin dans la lutte contre l'insécurité en développant la vidéoprotection. A Paris, le Préfet de Police s'est entendu avec le Maire pour implanter un millier de caméras.
Le 13eme en obtiendra environ 70, mais restera proportionnellement à sa superficie et sa démographie moins "surveillé" que les arrondissements du centre et de l'ouest.
L'UMP du 13eme s'est depuis le départ associée à cette initiative. Nous considérons qu'il faut tout tenter pour permettre à nos concitoyens de vivre dans la tranquillité, dans la sécurité, et de pouvoir s'investir au mieux dans l'espace public.
Pour autant, nous sommes attentifs aux craintes de nombreux habitants (qui se sont largement exprimés lundi) de voir les caméras remplacer progressivement les hommes. Pour nous, il n'en est pas question. Rien ne remplacera l'humain. C'est notamment pourquoi nous avons en décembre fait voter un voeu en conseil d'arrondissement sur le développement des correspondants de nuit dans le 13e.
La vidéosurveillance doit être un plus, et en aucun cas un moins !
09:33 Publié dans 13ème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump, nouveau centre
02.02.2010
Fillon s'attaque aux déficits
«Soit nous arrivons à résorber nos déficits dans le cadre d'un dialogue avec les collectivités locales, ce que je souhaite, soit l'État sera obligé de le décider seul ce qui serait dommage car notre démocratie a besoin de consensus sur les enjeux essentiels», a déclaré François Fillon dans un entretien accordé au Figaro (29/01) sur l’objectif de retour de la France sous la barre des 3% des déficits en 2013.
Indiquant qu’il regrette «que les régions et les départements gérés par des élus de l'opposition ne soient pas venus, jeudi, à la conférence nationale organisée par le président de la République», il note que «cette conférence voulait marquer le début d'un processus commun autour d'un constat partagé: il faut mettre fin à 35 ans de déficit.»
Interrogé sur l’argument de certains représentants de collectivités, selon lesquels l'Etat ne cesse de leur transférer de nouvelles charges, il rétorque «L'État soutient les collectivités locales. Et, sans les accuser de tous les maux, il n'est pas normal que leurs dépenses progressent depuis 2003 de plus de 6% par an hors transferts de compétences, et qu'elles continuent à embaucher massivement. Il faut qu'elles se fixent des règles équivalentes à celles que se fixe l'État.»
Il se dit ainsi favorable à une règle d'équilibre budgétaire contraignante, mais dans certaines limites: «L'idéal serait effectivement un accord sur une règle d'or, qui nous permettrait de revenir à l'équilibre à horizon 2020. Mais je ne suis pas convaincu qu'il faille en faire une règle constitutionnelle.»
Le Premier ministre estime que l’objectif de retour à 3% de déficit en 2013 est possible «si nous parvenons à partir de 2011 à atteindre une croissance de 2,5% par an. Ce rythme me paraît crédible compte tenu de la stratégie de croissance que nous sommes en train de mettre en place. Nous affecterons les recettes de la croissance à la réduction du déficit. Ce qui nous permettra de le faire revenir à 6% du PIB l'an prochain, 4,6% en 2012. Et enfin 3% en 2013.»
12:02 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump
40%
A l’annonce de la composition des listes régionales de la majorité présidentielle, tout le monde est content. Sauf la base de l’UMP.
Mais qui s’en préoccupe, du moment qu’on a « servi » les « alliés », si décisifs pour les quelques pourcents qu’ils représentent ?
Le président a une stratégie, et il s’y tient, cela montre une constance louable. Qu’elle conduise à l’échec est secondaire.
Il a choisi en 2007, contrairement à ce que son élection lui dictait, d’opter pour l’ouverture. Après une courageuse campagne de droite, il fait donc la part belle à quelques individualités marquées à gauche, dont le point commun est tout autant la qualité que l’absence de troupe. Même le populaire Bernard Kouchner, la seule belle prise, n’a jamais gagné une élection, malgré diverses tentatives de parachutage.
Dans la foulée, on crée de toutes pièces le Nouveau centre, formé des élus bayrouistes qui n’ont eu le courage de leur conviction que jusqu’au point où leurs mandats pouvaient se trouver mis en danger.
L’UDF ainsi recréée, notre chère UMP était alors condamnée à redevenir progressivement une sorte de RPR génétiquement modifié, enrichi en 2002 par le regroupement avec Démocratie libérale et l’UDF d’alors, appauvri depuis par des concessions successives à des alliés représentant pourtant de moins en moins d’électeurs et d’adhérents.
Le coup des régionales de 2010 apparait aux « UMP canal historique » comme le coup de trop. C’est cette stratégie du sacrifice qui a été contestée par 40% (au moins) des cadres du mouvement populaire le 30 janvier.
Pour finir, je ne peux m’empêcher de citer un proche de Jean-Marie Bockel (selon Le Figaro) : «La salle qui a sifflé la composition des listes au conseil national n'était pas sarkozyste. C'était des notables de culture RPR, soucieux de leurs petits intérêts locaux. La Gauche moderne, ce n'est pas leur truc, la plupart des réformes en cours non plus, d'ailleurs !»
Cela montre tout le mépris pour le parti qui les nourrit. Mais heureusement que nos amis et alliés n’ont, eux, pas d’intérêts locaux (leurs négociations acharnées prouvaient plutôt le contraire), et qu’ils défendent les réformes du gouvernement (je ne les ai pourtant jamais croisés sur le terrain…).
Enfin, toujours à la lecture de ces propos, c’est très inquiétant si 40% de l’UMP n’est pas sarkozyste. Est-ce avec les quelques individus de l’ouverture que l’on comblera les brèches ?
Et finalement, on commence à se poser la question : 2012 est-elle gagnable ?
10:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump


