28.10.2008

Un PS en lambeaux

Alors que le Président de la République se démène comme il peut avec la crise économique et financière, le PS se déchire un peu plus à la veille de son congrès. Un congrès qu'on dit décisif... Mais il risque bien de ne rien en sortir, comme toujours.

Que nous propose-t-on ? Un Delanoë toujours aussi sûr de lui-même, une Royal dont plus personne ne sait où elle va, une Aubry qui revient du passé, un Hamon qui pourrait être "l'inconnue" de ce scrutin.

Delanoë le Narcisse. Trop sûr de sa victoire, il a du mal à se rendre compte qu'il n'intéresse personne : il n'est qu'à voir la faible présence lors de ses meetings. Négliger Paris ne le rend pas plus crédible aux yeux des provinciaux.

Royal l'Imprévisible. Son concert a beaucoup fait rire. Elle a pourtant au moins le mérite de chercher à innover. Pourtant, l'ancienne candidate lasse : oubliée des Français, elle gagnerait à se faire oublier au PS.

Aubry la Revenante. C'est encore elle la plus sérieuse. Femme de convictions, elle est à la plus compétente du lot. Mais son image la classe définitivement au XX° siècle, avec Mitterrand et Jospin. Nous n'aurons pas la cruauté de citer Fabius.

Hamon le Nouveau socialiste. Ce sera lui le vainqueur de ce congrès. Il est le seul à incarner une forme de renouveau, face à des anciens qui ne pourront pas se départager... tant ils sont identiques en tous points. Par ailleurs, il profite à plein de la crise grave et profonde que nous subissons. Le nouveau PS sera immanquablement recentré à gauche à l'issue du congrès.

 

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