30.10.2008

La mode Obama

Le nouveau Président des Etats-Unis plait à tout le monde. Le sentiment antiaméricain s'est évaporé avec le départ du grand méchant Bush, et voici venu le temps d'un monde meilleur avec Super Obama.

La France, toujours avant-gardiste dans le choix des Présidents américains, a tout de suite été séduite par ce quasi inconnu, succombant à ses nombreuses qualités : jeune, séduisant, noir, modéré (les lecteurs du Figaro estiment à 65% qu'il n'est pas de gauche : on peut donc le soutenir sans crainte), anti-Bush. Tout un cocktail qui fait de lui une star politique à la mode : un beau sourire qui attire, une modération qui ne fait pas peur, une jeunesse preuve de renouveau. Et, on est sûr qu'avec lui, tout va devenir possible : sursaut économique, justice sociale, cohésion nationale, paix dans le monde.

Personne ne s'y trompe : c'est lui qui a l'argent des multinationales. Pendant que ce pauvre McCain, affublé de sa Palin, tente de faire une campagne sans le sou, Obama se paie des millions de dollars de pub aux heures les plus chères. Une élection jouée d'avance ?

Alors il est de bon ton en France de se dire pro-Obama. C'est même un passage obligé. Il faut être là où le vent porte. L'UMP admire donc Barack, porte ses beaux Tshirts : on est si fiers de montrer notre ouverture. Voyez si on est modernes !

29.10.2008

Les maires UMP d'arrondissements de Paris dénoncent la gestion "centralisée" de M. Delanoë

    PARIS, 29 oct 2008 (AFP) - Les maires des huit arrondissements de Paris gérés par l'UMP ont dénoncé mercredi la gestion "centralisée" du maire PS de la capitale Bertrand Delanoë, à qui ils reprochent "un arbitrage régalien, en grand secret", pour les dépenses locales.

   Invités par M. Delanoë à une conférence sur les budgets localisés avec les maires d'arrondissements de gauche, ils ont eu la "confirmation" qu'"il n'y aucun dialogue entre le maire et les maires d'arrondissement", a résumé le maire UMP du 1er arrondissement Jean-François Legaret.

   "Il est seul maître après Dieu, c'est lui qui décide tout, il n'y a aucune discussion possible sur les arbitrages", a affirmé M. Legaret.

   Dans les budgets localisés (300 millions d'euros en autorisations de programme en 2008) "on noie dans la même masse tout et n'importe quoi et on nous colle des choses qu'on n'a pas demandées", "on n'y comprend absolument plus rien", a-t-il déploré.

   M. Legaret a relevé l'existence d'un "XXIe arrondissement : église Saint-Sulpice, Théâtre du Châtelet, Tour Saint-Jacques, Petit Palais, des grands équipements parisiens qui n'ont absolument aucun caractère de proximité".

   Pour sa part, le maire du XVIe arrondissement, Claude Goasguen, a affirmé avoir "un XXIIe arrondissement, en grand progrès", qui consiste à donner "160 millions d'euros pour Jean Bouin (rugby) et 20 millions d'euros pour Roland-Garros".

   Philippe Goujon (XVe) a annoncé que les maires UMP allaient proposer "un nouveau statut de Paris ville-capitale", le statut actuel "ne correspondant plus aux attentes de la population". "On est élus majoritairement maires d'arrondissement et on ne décide de rien", a-t-il expliqué.

   "Pour les arrondissements et notamment les arrondissements de droite, c'est non à tout, c'est une manière de nous appliquer à nous la rigueur que le maire de Paris refuse de s'appliquer à lui-même", a conclu M. Legaret

Plan Sarkozy : la critique est facile

Il est toujours tellement plus facile, et tellement plus drole, de critiquer...

Et en l'occurrence, la critique est facile. Le Président est passé de la rupture à la continuité. Il revient aux vieilles "solutions" du chiraquisme et du mitterrandisme. Après une campagne où il dénonçait les méthodes du passé, où il promettait que tout pouvait devenir possible par la volonté, il est contraint de faire machine arrière. Taxé de libéralisme, il est le Président du Retour de l'Etat : intervention dans l'économie et la finance, recours massif aux emplois aidés etc.

Pour autant, qu'y a-t-il d'autre à faire ? Qui propose mieux ? La gauche n'a rien de crédible dans son sac. Les libéraux estiment que les réformes de structure ne vont pas assez loin. Sauf qu'il y a urgence.

Chacun doit mettre son drapeau dans sa poche. Nicolas Sarkozy n'est ni de gauche ni de droite, il est pragmatique, et puise comme il peut dans un catalogue de recettes plus ou moins éculées. Ainsi va la France... et la politique en général.

28.10.2008

Un PS en lambeaux

Alors que le Président de la République se démène comme il peut avec la crise économique et financière, le PS se déchire un peu plus à la veille de son congrès. Un congrès qu'on dit décisif... Mais il risque bien de ne rien en sortir, comme toujours.

Que nous propose-t-on ? Un Delanoë toujours aussi sûr de lui-même, une Royal dont plus personne ne sait où elle va, une Aubry qui revient du passé, un Hamon qui pourrait être "l'inconnue" de ce scrutin.

Delanoë le Narcisse. Trop sûr de sa victoire, il a du mal à se rendre compte qu'il n'intéresse personne : il n'est qu'à voir la faible présence lors de ses meetings. Négliger Paris ne le rend pas plus crédible aux yeux des provinciaux.

Royal l'Imprévisible. Son concert a beaucoup fait rire. Elle a pourtant au moins le mérite de chercher à innover. Pourtant, l'ancienne candidate lasse : oubliée des Français, elle gagnerait à se faire oublier au PS.

Aubry la Revenante. C'est encore elle la plus sérieuse. Femme de convictions, elle est à la plus compétente du lot. Mais son image la classe définitivement au XX° siècle, avec Mitterrand et Jospin. Nous n'aurons pas la cruauté de citer Fabius.

Hamon le Nouveau socialiste. Ce sera lui le vainqueur de ce congrès. Il est le seul à incarner une forme de renouveau, face à des anciens qui ne pourront pas se départager... tant ils sont identiques en tous points. Par ailleurs, il profite à plein de la crise grave et profonde que nous subissons. Le nouveau PS sera immanquablement recentré à gauche à l'issue du congrès.

 

16.10.2008

Sujet du jour : les sifflets

Un sujet en chasse un autre... Hier le grand sujet du 20 heures était le suivant : la Marseillaise honteusement sifflée. Ceci est très grave. Même si l'importance de ce fait n'a rien à voir avec la crise économique et financière que nous connaissons (mais dont le public commence sérieusement à se lasser!), il faut en effet y accorder de l'importance.

Pourtant, ce n'est pas la première fois qu'on siffle l'hymne national de la France, singulièrement à l'occasion d'un match de foot (sport national). Ce n'est pas la première fois qu'on crache sur les vestiges de la nation. Que des étrangers le fassent est insupportable : on doit tolérer l'autre, et respecter tous les peuples et toutes les nations. Mais le problème est plus grave : il s'agissait de Français !

L'idée rapide de Bernard Laporte d'interdire les matchs avec les pays du Maghreb ne résoudra rien au problème. La décision de Roseline Bachelot d'arrêter les matchs dans les cas où l'on sifflerait l'hymne est une bonne chose, car elle le sacralisera un peu vis-à-vis de ceux qui ne se sont pas rendus compte qu'il s'agissait de leur hymne. Mais il est triste d'en arriver là, et par ailleurs, cela ne répond pas non plus au fond du problème.

La réalité est un échec de la politique française d'immigration. Comme le disent les associations d'amitié franco-tunisienne, ceux qui ne se sentent pas bien en France (je ne dis même pas "ceux qui ne l'aiment pas", ce serait trop demander) doivent la quitter. Une nationalité, ce n'est pas seulement un chèque et des droits, c'est aussi du respect et des devoirs.

14.10.2008

Non à l'ouverture le Dimanche

L'ouverture des magasins le dimanche revient perpétuellement dans le débat alors qu'il s'agit d'une fausse bonne idée.

Evacuons tout d'abord l'argument de la hausse de la consommation : ce n'est naturellement pas parce que les boutiques seront ouvertes le dimanche que les Français consommeront plus. Les critères sont autres : le besoin, et le pouvoir d'achat.

Ensuite, il y a déjà beaucoup de magasins et centre commerciaux ouverts le dimanche, il n'y a donc ni nouveauté, ni remède miracle.

Mais surtout, cette ouverture mettrait en danger les petits commerces de proximité qui fonctionnent le plus souvent sans personnel et ne peuvent pas rester ouverts tous les jours de la semaine. Il s'agirait donc d'une mesure favorisant la grande distribution. Pour l'équilibre de nos quartiers, il faut refuser cette idée.

13.10.2008

Sarkozy et l'Europe

Deux informations ont aujourd'hui marqué l'actualité.

Nicolas Sarkozy est parvenu à créer une dynamique européenne pour sortir de la crise financière. La réunion organisée hier à l'Elysée a débouché sur l'annonce concertée de plans ambitieux dans tous les grands Etats européens. Des centaines de milliards d'euros seront mobilisées pour sauver les banques et garantir la circulation des crédits. C'est une bonne nouvelle pour l'économie, mais aussi la démonstration que des actions européennes d'ampleur inédite sont possibles.

Sur un tout autre sujet, en revanche, le Président français n'est pas allé dans le sens de la solidarité européenne. En refusant d'extrader la criminelle Marina Petrella, il prive ses victimes italiennes de la réparation morale à laquelle elles ont droit. Ce principe fut pourtant au coeur de ses engagements durant sa campagne présidentielle. Les raisons humanitaires ne sauraient justifier que l'on écourte les peines capitales. Cela est profondément choquant. L'influence des soeurs Bruni est toute aussi choquante.

10.10.2008

Compte rendu de Conseil d'arrondissement du 9 octobre 2008

Conseil du 13ème Arrondissement

Jeudi 9 octobre 2008

Compte rendu des interventions du Groupe UMP

MA13 2008 12 : Conseils de quartier

Fabienne Abecassis a demandé des explicitations sur la composition du 3ème collège des Bureaux d’animation (collège des associations).

Réponse : Eric Taver a dit qu’il s’agissait d’associations réellement impliquées dans les-dits quartiers, et que le choix serait fait en CA sur la base du consensus.

Vote : Pour. Adoption.

DDATC 2008 0146 : Etats spéciaux

Patrick Trémège s’est félicité de la majoration de la dotation des arrondissements de l’Est, mais a dit que le groupe ne pouvait pas voter à l’aveugle : on ne connaît ni la somme, ni l’affectation.

Réponse : Mme Lang n’a pas su préciser la délibération.

Vote : Abstention. Adoption.

DU 2008 0152 : Modification PLU

Patrick Trémège a rappelé les positions de l’UMP sur le PLU et regretté qu’un bilan ne soit pas fait après presque trois ans d’application, et surtout qu’une estimation de l’impact budgétaire concernant les emplacements réservés pour les 5 ans à venir ne soit pas faite. Par ailleurs, les modifications proposées ne sont pas suffisantes. Pour autant, il s’est satisfait des progrès concernant le Plan climat, et de la réintroduction des dispositifs de protection du commerce de proximité, grâce à la loi de modernisation de l’économie du gouvernement.

Réponse : Francis Combrouze n’a pas apporté d’éléments nouveaux.

Vote : Contre. Adoption.

Vœu (UMP) portant sur la demande de retrait des banderoles sur les bâtiments ou lieux public

Didier Béoutis a vivement regretté que des banderoles travestissent les bâtiments publics, et a estimé que cela était contraire au principe de neutralité des services publics.

Réponse : M. Coumet a réagi fortement à ce voeu. Mme Stambouli (Verts) s’est insurgée contre les propos « excessifs » de M. Béoutis, et a fait l’apologie du militantisme de RESF et des naturalisations réalisées. M. Combrouze a attaqué personnellement M. Béoutis et l’UMP à travers lui.

Vote : Pour. Rejet.

Vœu (UMP) proposant l’aménagement de la Place Coluche

Patrick Trémège a exposé son projet consistant à créer une vraie place là où il n’existe jusqu’à présent qu’une intersection dangereuse et inesthétique de sept rues. Il propose d’y installer le marché et des espaces verts

Réponse : M. Coumet et ses alliés refusent catégoriquement ce vœu, en reconnaissant que le constat de PT est juste, mais ils estiment qu’un aménagement vient d’être fait et qu’il convient.

Vote : Pour. Rejet.

Vœu (UMP) portant sur la nécessité d’associer l’ensemble des élus de l’arrondissement au projet d’installation de caméras de « vidéo-tranquillité » dans le 13ème arrondissement

Jean-Baptiste Olivier fait le constat d’une insuffisance des caméras dans Paris, et demande que l’on profite de la décision du Préfet d’en installer 1000 pour que le 13ème ne soit pas laissé pour compte au profit des quartiers « bourgeois » de l’ouest. Pour cela, il demande que tous les élus du 13ème soient consultés sur la localisation des caméras.

Réponse : M. Coumet est d’accord avec le vœu mais demande qu’on ajoute « présenté par le Préfet » dans le texte. M. Combrouze demande que l’on ajoute « extension » de la vidéosurveillance afin de faire un état des lieux de l’existant.

Vote : Pour. Adoption.

Vœu (UMP) portant sur l’expérimentation du stationnement autorisé sur zones de livraisons

Nathalie Gosselin souhaite que ladite expérimentation soit étendue au 13ème arrondissement.

Réponse : M. Coumet propose d’amender le vœu pour qu’un bilan soit fait des expériences du 3ème et du 17ème avant de demander l’application au 13ème.

Vote : Pour. Adoption.

Vœu (PC) relatif aux dysfonctionnements dans la gestion du marché Blanqui

M. Combrouze dénoncent les pratiques de certains placiers, le manque de réactivité de la Ville pour veiller au bon fonctionnement du marché. Il demande qu’un rapport soit fait sur les sociétés attributaires de la gestion des marchés, et que l’on améliore la situation d’une manière générale.

Réponse : M. Trémège fait état de ses inquiétudes concernant les marchés Vincent Auriol et Maison Blanche et demande le vœu concerne ces marchés. M. Coumet propose d’amender le vœu dans le sens souhaité par PT.

Vote : Pour. Adoption.

08.10.2008

Explosion des impots à Paris

Comme la crise ne vient jamais seule, M. Delanoë a cru bon d'en rajouter une couche. Non seulement les impôts locaux vont augmenter, mais cette hause est considérable : l'Adjoint aux finances a avoué qu'elle serait de 9%!

C'est donc un peu plus de pouvoir d'achat qui va s'envoler. Franchement, le contexte n'est pas bien choisi.

Que la Ville de Paris soit en difficulté financière ne doit pas conduire à de telles mesures. Car en réalité, que cache cette hausse de la pression fiscale ? Des investissements nouveaux ? ou tout simplement des excès de fonctionnement ? Quel grand projet nécessite cette décision regrettable économiquement ? On se le demande bien.

07.10.2008

La crise de 2008

Va-t-on parler de "la crise de 2008" comme on parle de celle de 1929.

Alan Greenspan parmi les premiers avait évoqué la ressemblance possible, à un moment où ce rapprochement paraissait déplacé. Aujourd'hui, tout le monde fait l'assimilation.

Que cette crise soit grave et profonde ne fait aucun doute. Qu'elle change une partie de nos raisonnements serait une bonne chose. Qu'elle replace l'Etat au coeur de l'action semble évident. Mais de là à vouloir faire de l'année que nous vivons celle d'un retournement de tendance tel qu'en 1929 !

La France et l'Europe sont en "crise" depuis près de 30 ans. Depuis lors, nos entreprises sont en perpétuelle restructuration. Il n'y a pas aujourd'hui de bouleversement particulier au niveau de l'économie réelle, la seule qui compte. La crise financière n'est pas la conséquence d'un effondrement de l'économie. L'exemple de la chute de BNP Paribas est significatif : alors même que cette entreprise fait une belle opération et devrait gagner 5%, elle perd 5%! Signe que cette crise n'a rien de rationnel, et que les choses reprendront un cours normal la panique passée. Bien sûr, des banques mal gérèes vont fermer, emportant avec elles des sociétés, essentiellement aux Etats-Unis, mais au total, les fondamentaux de l'économie ne sont pas plus mauvais aujourd'hui qu'avant la crise.

Autre élément qui diffère profondément par rapport à 1929 : l'Etat-providence. Les années 30 sont marquées par les images de pauvreté, voire de misère. Aujourd'hui, l'Etat est présent, et une multitude de filets de sécurité existent : si le pouvoir d'achat se retracte, il ne risque pour autant pas de s'effondrer comme ce fut le cas à l'époque.

La crise de 1929 a fait naitre l'Etat-providence. Cette crise remet seulement l'Etat à sa place, une place qu'il n'a en fait jamais quittée depuis.

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