28.11.2008

Hausse limitée du chômage

La situation économique se dégrade nettement et les conséquences sur le chômage commencent à apparaître, après 5 ans de chute importante et régulière.

Pour autant, la France ne sera pas touchée de façon aussi dramatique que ses partenaires. Le taux de chômage, s'il doit augmenter durant 2009, ne devrait pas dépasser la barre des 8% (ce qui est très inférieur au taux que nous avons connu pendant des années).

Deux raisons expliquent pour une part importante cette siutation : la moindre progression de la population active, due au papy-boom, et la création par le gouvernement de 100 000 contrats aidés.

Nous avons donc une certaine marge de sécurité du point de vue de la consommation des ménages qui permettra d'amortir la baisse de croissance en 2009. 

26.11.2008

La gauche contre le pouvoir d'achat

Après la hausse massive des impôts locaux, la gauche parisienne s'attaque maintenant aux prix pratiqués sur les marchés.

Les droits de place des commerçants des 70 marchés couverts alimentaires de Paris augmenteront en effet de 30% sur trois ans, une augmentation inégalée depuis des décennies qui se traduira naturellement sur les prix des produits vendus.

Lors du dernier Conseil d'arrondissement, le groupe de l'opposition municipale avait refusé de participer à cette mesure anti-pouvoir d'achat.

25.11.2008

Pistes cyclables : rien de neuf !

La Mairie de Paris veut soit-disant augmenter de 50 % le réseau cyclable d'ici 2014. Beau projet !

200 km en plus des 400 km existant. Cet objectif "ambitieux" cache deux réalités :

- la faiblesse des réalisations du 1er mandat Delanoë : puisque 256 km ont été construits sous Tibéri :

- le fait qu'il ne propose rien de tellement nouveau par rapport au projet présenté par M. Baupin en ... 2002.

On nous ressert le même plat, à peine entamé, c'est vrai...

Pour ce qui est du XIIIe, dont de nombreux quartiers réclament plus de pistes, rien de nouveau. On attendra... la prochaine mandature.

21.11.2008

PS : Tous perdants

Les résultats du 1er tour de l'élection du Premier secrétaire du PS ont quelque chose de surprenant : tout le monde a perdu hier soir.

A commencer par les absents : Bertrand DELANOE.

Ses ambitions nationales ruinées la semaine dernière (vote des motions, et effacement lors du congrès), le voilà encore plus affaibli à l'issue d'un scrutin où il ne figurait pas. Sa consigne de vote, pour une fois claire, a été totalement ignorée par ses "électeurs". En effet, à peine un tiers de ceux qui avaient choisi sa motion se sont reportés sur Martine AUBRY. C'est bien la preuve que non content de n'être pas à la tête du PS, il ne sera même pas à la tête d'un courant. Le plus terrible est le résultat parisien, pire, celui de sa propre cellule. Le Maire est en chute libre.

AUBRY apparaît trop passéite.

Forte de nombreux soutiens depuis une semaine, et du ralliement de M. DELANOE, elle n'arrive que très loin derrière Ségolène ROYAL, avec un petit 34 % ! Elle, qui aurait dû frôler l'élection au 1er tour, se retrouve très en retrait. Preuve que les personnalités du XX° siècle n'attirent plus les militant socialistes.

ROYAL seule contre tous.

Elle aurait dû perdre largement. Elle a encore une chance de l'emporter. Sans aucun soutien, elle gagne 14 points, là où Mme AUBRY n'en gagne que 10. Elle fait mentir les chiffres. Pour autant, une éventuelle victoire serait la pire des choses pour le PS. Ne retenons qu'un élément : la "cohabitation" qui en suivrait (une 1ere secrétaire avec des structures à 70% contre elle).

HAMON bon dernier.

Sa progression est beaucoup plus faible qu'attendue. Là s'arrête sa dynamique. La gauche du PS se retrouve pour autant très renforcée à travers lui. Ce qui explique le départ du "has been" Mélanchon qui n'avait plus aucun espoir de carrière face à lui.

20.11.2008

Recentrer les services à la personne sur la garde d’enfants et la prise en charge de la perte d’autonomie

Après son rapport 2007 sur «Le développement des services à la personne» et deux ans après la mise en œuvre du plan sur les services à la personne (Plan I), le Conseil économique, social et environnemental (CESE) établit un bilan du premier plan gouvernemental des services à la personne et propose de nouvelles mesures «pour favoriser la création d’emplois de qualité accrue.» Ces propositions concernent la pérennisation des aides et leur recentrage progressif sur la garde d’enfants et la prise en charge de la perte d’autonomie.


Voici les principales propositions du projet d'avis:
- Pérenniser les aides existantes et les orienter progressivement vers les personnes en perte d’autonomie et la garde d’enfants.
- Généraliser le crédit d’impôt et permettre aux personnes en bénéficiant de ne plus faire l’avance des frais. «En ce qui concerne la petite enfance, précise le rapport, il est indispensable de rendre neutre, pour les familles, l’accès aux différents modes de garde, afin d’éviter le retrait du marché du travail des mères de familles modestes qui n’obtiennent pas de places en crèches.» Dans le prolongement de la généralisation du crédit d’impôt, l’avis préconise d’étudier un dispositif permettant de faire en sorte que les personnes en bénéficiant n’aient plus à faire l’avance des sommes correspondantes. Dans un premier temps, une expérimentation pourrait avoir lieu pour l’utilisation de services de garde d’enfants.


- Améliorer la qualité de l’emploi dans le secteur. Le CESE renouvelle sa préconisation d’aller vers un rapprochement, progressif et concerté, des droits collectifs des salariés du secteur des services à la personne. Il recommande de nouveau d’abaisser les seuils de cotisation requis pour l’acquisition des droits sociaux.
- Impliquer les enseignes dans le développement de la qualité de l’emploi. «L’outil que représentent les enseignes doit être utilisé pour favoriser la professionnalisation du secteur et en développer la qualité.»
- Harmoniser par le haut les différentes procédures qualité. Le CESE plaide «pour que les pouvoirs publics, en concertation avec les organisations professionnelles, parviennent à mettre en place une procédure unique pour les services intervenant en direction des publics vulnérables.»
- Développer la formation et permettre de réels parcours professionnels. Le Conseil réitère sa proposition de «créer un véritable tronc commun en mettant en place une formation initiale unique dans les services à la personne, sur laquelle viendraient se greffer des modules de spécialisation, en fonction de l’orientation professionnelle choisie.» Les régions, dont certaines ont pris des initiatives en ce sens, «pourraient conduire des plans uniques de professionnalisation et de qualification».
- Créer les conditions pour une montée en charge accélérée du chèque emploi services (CESU) «préfinancé». Sa diffusion reste encore modeste: 84 millions d’euros en 2006, 176 millions en 2007. Un peu plus de 600.000 salariés en bénéficieraient aujourd’hui. Le CESE suggère que sa mise en œuvre «devienne un élément de la négociation dans les entreprises. Par ailleurs, il estime que la dématérialisation du CESU contribuerait à son utilisation pour le paiement des prestations sociales.» Il préconise aussi «d’étendre le bénéfice du CESU préfinancé pour des services rendus au domicile des ascendants du salarié ou de son conjoint.»


Selon l’INSEE, en 2007, plus de 83% des travailleurs restent salariés par un particulier employeur (1,28 million). Le nombre de salariés employés par des organismes prestataires (264.400) a progressé (+14% en 2007), mais l’écart ne s’est guère réduit entre les deux secteurs. L’Agence nationale des services à la personne (ANSP), elle, estime la progression de l’emploi à 81.000 en 2005, 104.000 en 2006, 132.000 en 2007.

19.11.2008

Compte rendu de mandat de J. Coumet

Compte rendu de mandat de J. Coumet

Mardi 18 novembre 2008

Ecole Küss

 

Devant une salle bien remplie, M. Coumet, accompagné de quelques membres de son équipe municipale (beaucoup d’absents), s’est livré pendant une demi-heure à un bel exercice d’autosatisfaction.

Son bilan, ou plutôt celui de la Municipalité parisienne, est en effet selon lui très bon, et n’oublie aucune catégorie de la population, y compris les « séniors », traités en dernier mais qui lui « tiennent tout particulièrement à cœur ».

Nous ne reviendrons pas sur cet exposé, qui a de toute façon été largement validé aux dernières élections municipales.

Il est plus important de se tourner vers l’avenir et de tenir compte des nombreuses questions de la salle : hausse massive des impôts locaux ; saleté du quartier des Peupliers et dégradation ces dernières années (invasion de rats aux abords de la petite ceinture) ; multiplication des antennes de téléphonie mobile et réponses insatisfaisantes apportées par la Mairie de Paris et la Mairie du 13ème ; mauvaise gestion du parc de logement social (problèmes d’échanges) ; dangerosité des vélos sur les trottoirs (manque de pistes cyclables) et de la signalisation défaillante aux abords du tramway…

La jovialité du Maire n’a pas toujours pu cacher la vacuité des réponses, lorsqu’il y en avait…

Contre ce redécoupage électoral

Que l'on procède à un recoupage électoral est normal lorsqu'on sait que l'actuelle carte est fondée sur le recensement de 1982.

Que l'on veuille maintenir le même nombre de députés alors que la France a gagné 10 000 000 d'habitants sur la période se comprend déjà moins.

Que l'on supprime 3 circonscriptions à Paris alors que les Parisiens sont déjà parmi les plus mal représentés est inacceptable.

Que l'on crée, dans ces conditions difficiles, neuf sièges de députés des Français de l'étranger et de nouvelles circonscriptions dans l'outre-mer dépeuplée est incompréhensible et révoltant !

 

18.11.2008

Ne pas nous réjouir du drame socialiste

La situation de la gauche française, et tout particulièrement du parti socialiste, ne doit pas nous satisfaire. D’abord parce que le PS est le seul parti de gouvernement susceptible de porter face à l’UMP le débat national, et que son affaiblissement est en soi dommageable. Ensuite parce qu’il ne faut pas se réjouir niaisement d’un arbre qui cache la forêt.

 

Une crise déplorable

L’image du congrès de Reims et le duel Royal-Aubry qui en ressort donne l’impression d’un « chemin des dames », où l’armée socialiste semble déterminée à se suicider. Rien de constructif n’est sorti de ces jours, de ces semaines, de ces mois de « débat ».

On en arrive à l’affrontement de deux revenantes de l’ère Mitterrand, qui ont participé aux mêmes cabinets, aux mêmes gouvernements des années 80 à 2000. L’une est seulement plus « médiatique » (primat de la com sur le fond) que l’autre (affublée des épouvantails Fabius et Lang). Rien à attendre d’elles.

Est-ce la voie ouverte à la gauche la plus archaïque masquée par le visage angélique de Hamon ? Cette nouvelle tête est en effet plus vendeuse que celle qui se cache derrière : Emmanuelli…

La seule clarification est l’élimination de Delanoë.

 

Des victoires probables…

…pour le PS. Car, au-delà des apparences, les crises partisanes sont vite surmontées. Surtout chez les socialistes, où la discipline de parti finit toujours par l’emporter.

Dans tous les cas, ce n’est pas ce spectacle affligeant qui empêchera le parti d’opposition d’emporter les élections intermédiaires (européennes, régionales), surtout en situation de grave crise économique. Il est donc totalement ridicule de se frotter les mains en raillant les déboires du PS.

La sévère défaite de Bertrand Delanoë, si elle marque un effacement plus ou moins inéluctable au niveau national, ne modifie pas en profondeur sa domination de la sphère politique parisienne, au moins dans l’immédiat. La fin de règne va encore durer cinq ans.

 

C’est en nous qu’il faut puiser les chances de succès. Nous devons convaincre nos concitoyens de la nécessité des réformes, et du bienfondé de la politique actuelle, en prenant garde de ne pas tomber dans le piège qui consiste à confondre réformisme et libéralisme. Si nous sommes naturellement proches des idées de liberté, nous n’en faisons pas une doctrine. La Réforme est d’abord un pragmatisme, un bon sens partagé.

14.11.2008

La France résiste

La croissance française a progressé au 3ème trimestre, grace à la consommation des ménages et des entreprises (investissements). Cette hausse est bien sûr très faible mais elle permet à notre pays d'éviter la récession. Nos voisins ne sont pas dans notre cas : tous (Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne...) ont vu reculer nettement leur production au cours des deux derniers trimestres.

Même si beaucoup reste à faire, le gouvernement doit donc tenir le cap des réformes de structure, et du soutien à l'économie.

10.11.2008

SARKOZY et FILLON en forte hausse

Après des mois de vaches maigres, Nicolas Sarkozy a retrouvé la confiance d'un Français sur deux. Le dernier sondage Viavoice pour Libération montre que le chef de l'Etat réalise un spectaculaire bond de 8 points, un score qu'il n'avait plus connu depuis presque un an.

Le Premier ministre François Fillon n'est pas en reste, puisqu'il bondit de 9 points, à 54% contre 40%, un score qu'il n'avait pas atteint depuis septembre 2007

C'est la démonstration d'une réelle confiance des Français dans l'équipe dirigeante, au moment où, compte tenu des difficultés mondiales, il n'est pas possible de tricher. En effet, les citoyens de notre pays se rendent compte que le Président et son gouvernement sont à la hauteur des enjeux.

Ce gain vient surtout de la gauche (PS) et du centre gauche (Modem) qui sont sensibles au discours régulationniste et volontariste du chef de l'Etat. Ils sont également forcés de constater que dans le même temps leurs leaders font la démonstration de leur incapacité à incarner une alternative crédible.

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