21.01.2009

L'UMP n'est pas un ramasse-miettes

L'UMP n'est pas un "ramasse-miettes", ou les limites de l'ouverture.

Axel Poniatowski a raison d'employer ces termes pour contester l'arrivée d'Eric Besson à l'UMP.

Que le nouveau ministre de l'Identité nationale ait rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la Présidentielle fut une bonne chose pour notre candidat. Qu'il ait accepter d'entrer dans le gouvernement de François Fillon a pu être considéré comme un atout politique : c'était l'une des pièces maîtresses de l'ouverture.

Mais il ne faut pas confondre l'ouverture au sein du gouvernement de la France, qui a vocation à diriger et à représenter tous les Français, et l'ouverture au sein d'un parti politique, qui n'a pas du tout cette prétention-là.

L'UMP n'est pas un parti unique, elle s'adresse certes à tous les Français, mais ne vise pas la représentation de 100% de nos concitoyens, 51% serait déjà un bel objectif...

Faire appartenir Eric Besson à l'UMP est plutôt un inconvénient pour l'UMP, comme pour lui-même. Il risque de perdre un peu plus son identité de gauche, et donc son image d'ouverture. De la même façon, l'UMP, mouvement de droite et de centre-droit, risque de perdre de sa cohérence en accueillant des personnes de gauche.

Il ne faut pas confondre alliance et adhésion.

Commentaires

Sans devenir un "ramasse miettes", il faudrait aussi éviter de devenir un râteau à une dent ;-)

Ecrit par : David | 22.01.2009

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