28.01.2009

Dati, c'est pas fini

Il n'y a bien qu'en France que l'on considère avec autant de mépris le Parlement européen !

Nicolas Sarkozy envoie Rachida Dati à la bataille des Européennes, et on y voit une sanction... Pire : une exécution !

Mme Dati va représenter la France à Bruxelles et à Strasbourg, servir de relais au Président de la République dans une assemblée où se décide plus de 60% de notre législation nationale, et on considère cela comme un échec, un meurtre politique !

Cette réaction est à la fois stupide et scandaleuse.

Stupide, car il faut probablement y voir une stratégie du Président pour investir, pour la 1ère fois depuis 1979 (1ère élection du Parlement au suffrage universel), l'assemblée européenne. Cette décision est très importante et n'a été que trop négligée par nos chers médias franchouillards.

Scandaleuse, car depuis 30 ans, la France néglige l'Europe, et c'est au final l'Europe qui néglige la France. Ces 30 années sont marquées par l'effondrement de l'influence française en Europe, malgré les beaux clichés de l'amitié franco-allemande.

Sitôt élus aux Européennes, nos politiciens ont soit démissionné soit déserté le Parlement, laissant aux autres nationalités les postes d'influence et les marges de manoeuvre.

Je veux voir dans cette année 2009 une année de rupture dans ces pratiques malheureuses pour notre intérêt national. Rachida Dati doit en être le porte-drapeau. Elle aura bien le temps de redevenir ministre, ce qui est de toutes façons une évidence. Dati, c'est pas fini !

23.01.2009

Un bon tandem pour l'Ile-de-France

Nicolas Sarkozy a fait un bon choix. Le couple Barnier-Dati sera très rassembleur pour les prochaines élections européennes.

Michel Barnier est l'un des hommes politiques français les plus passionnés par l'Europe. Son expérience et son expertise dans le domaine seront un atout formidable pour la liste. M. Barnier est une personnalité unanimement respectée, pour ses compétences, sa sérénité, son goût du dialogue.

Rachida Dati apportera, entre autre, sa fougue, son dynamisme, sa passion du débat. Il faut saluer ici son abnégation. Elle lâche un ministère qui lui est cher pour le Parlement européen. Nous savons qu'avec elle, les intérêts français seront portés très haut à Bruxelles.

Cette campagne s'annonce donc sous des heurs favorables. D'autant que les six mois de présidence française de l'Union ont été salués par tous, en France comme à l'étranger. C'est le moment ou jamais de montrer l'engagement déterminé de l'UMP pour l'Europe.

21.01.2009

L'UMP n'est pas un ramasse-miettes

L'UMP n'est pas un "ramasse-miettes", ou les limites de l'ouverture.

Axel Poniatowski a raison d'employer ces termes pour contester l'arrivée d'Eric Besson à l'UMP.

Que le nouveau ministre de l'Identité nationale ait rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la Présidentielle fut une bonne chose pour notre candidat. Qu'il ait accepter d'entrer dans le gouvernement de François Fillon a pu être considéré comme un atout politique : c'était l'une des pièces maîtresses de l'ouverture.

Mais il ne faut pas confondre l'ouverture au sein du gouvernement de la France, qui a vocation à diriger et à représenter tous les Français, et l'ouverture au sein d'un parti politique, qui n'a pas du tout cette prétention-là.

L'UMP n'est pas un parti unique, elle s'adresse certes à tous les Français, mais ne vise pas la représentation de 100% de nos concitoyens, 51% serait déjà un bel objectif...

Faire appartenir Eric Besson à l'UMP est plutôt un inconvénient pour l'UMP, comme pour lui-même. Il risque de perdre un peu plus son identité de gauche, et donc son image d'ouverture. De la même façon, l'UMP, mouvement de droite et de centre-droit, risque de perdre de sa cohérence en accueillant des personnes de gauche.

Il ne faut pas confondre alliance et adhésion.

20.01.2009

Décentraliser Paris

Depuis des années, des voeux pieux envisagent la décentralisation des pouvoirs à Paris afin de rapprocher les décisions des citoyens en confiant plus de prérogatives aux Mairies d'Arrondissement. Les membres des Conseils d'arrondissement sont élus au suffrage universel direct, ce qui n'est pas le cas du Maire de Paris.

Hier, le Maire du 13e a "hésité", puis finalement mis a la discussion du Conseil une "Communication" du Maire de Paris sur cette décentralisation tant attendue. Entre deux subventions, on allait donc parler d'une réforme fondamentale du fonctionnement de la démocratie parisienne !

Quel procédé ! Le Maire de Paris a souhaité passer par une communication afin de tuer tout débat. Ou est passé le grand démocrate ?

Afin de protester contre ces méthodes, le Groupe UMP du Conseil du 13e Arrondissement, sous l'égide de Patrick Trémège, a donc quitté la salle.

19.01.2009

Karoutchi, l'homme à abattre

Les Primaires UMP pour les élections régionales de l'année prochaine nous donnent un triste exemple de la versatilité en politique.

Il aura suffi d'un sondage (vrai ou faux) pour faire basculer une élection qui paraissait jouée d'avance. En effet, Roger Karoutchi, Président du Groupe UMP au Conseil régional depuis des années, et Délégué national en charge de l'Ile de France, avait pour lui l'expertise régionale et la connaissance des militants, une double légitimité décisive pour des élections internes.

Mais voilà que tout se retourne d'un coup, et on assiste alors à la valse des ralliements de dernière minute. Celui que tout le monde considérait comme le plus légitime et le plus compétent devient en un instant l'homme à abattre. Et on en appelle à son retrait, "dans l'intérêt du mouvement" bien sûr.

Ce spectacle désolant ne viendra pas redorer l'image déjà tant dévalorisée de la politique.

La pire des choses serait naturellement que ces primaires n'aient pas lieu, et que l'on s'oriente comme si souvent vers une désignation.

A ceux qui sont trop influencés par un sondage (vrai ou faux), il faudrait leur rappeler l'expérience d'il y a trois ans lors des primaires parisiennes...

A ceux qui prétendent que les primaires sont un danger, il faudrait leur rappeler l'expérience d'il y a un an lors des primaires Démocrates : la guerre entre Clinton et Obama avait dépassé toutes les limites... et la victoire écrasante fut pourtant au bout du chemin.

Alors laissons les militants faire le "bon choix".

14.01.2009

Paris manque d'ambition

Le Président Sarkozy a dénoncé hier le "manque d'ambition" de Paris, dû à la gestion "au jour le jour" de M. Delanoë. Il a repris les critiques maintes fois énoncées par l'UMP Paris, mais leur a donné la visibilité qu'elle n'ont jamais eu, du fait de la tendance delanophile des médias depuis 2001. Inutile donc d'y revenir.

Le plus intéressant a résidé dans ses propos concernant l'architecture, balayant le débat entre les "pro" et "anti" tours. Débat qu'il a jugé absurde. Les vraies questions sont celles de la densité, non contradictoire avec l'agréabilité, et de l'esthétique, parfaitement compatible avec l'architecture moderne.

M. Sarkozy a totalement raison lorsqu'il dénonce les excès du droit de l'urbanisme et ceux engendrés par des associations trop tatillonnes qui n'ont d'autre volonté que de bloquer tous les projets, toutes les évolutions. On aboutit au constat suivant : "la prime est donnée à celui qui prend le moins de risque", ce qui interdit toute audace et tout progrès.

13.01.2009

Galette de l'UMP 13e

Le comité de la 9è circonscription UMP de Paris vous convie à la présentation de ses vœux :

le vendredi 16 janvier
à partir de 19h
au Restaurant le Grenadier
Gare d'Austerlitz - 55 Quai d'Austerlitz - 75013 PARIS

Cette rencontre sera l’occasion de débattre de l’actualité locale et nationale autour d’un verre et d’une part de galette. Merci de nous confirmer votre présence auprès de notre déléguée de circonscription Cindy LABORIE par mail laborie_cindy@yahoo.fr.

Dans l’attente de vous retrouver, nous vous présentons tous nos meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité pour cette nouvelle année.

Amicalement

Patrick Trémège

Participation aux frais à l’entrée : 5 euros

09.01.2009

Meilleurs voeux

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06.01.2009

Sans titre

2009 sera l’année la plus sombre que la France ait connue depuis 15 ans. Voilà ce que nous entendons depuis des semaines et qui risque bien de se produire.

 

La faute à la crise internationale. La faute à la crise financière. La faute au capitalisme.

 

C’est donc naturellement la faute des autres. De qui ? Des spéculateurs, des riches, de l’économie mondialisée… Mais ce n’est pas notre faute à nous, Français, ce n’est pas non plus la faute de ceux qui nous conduisent. Ouf !

 

Nous pouvons donc continuer comme si de rien n’était, en nous serrant un peu plus la ceinture et en attendant la reprise.

 

Pourtant, c’est l’arbre qui cache la forêt. La crise financière ne fait qu’aggraver une crise économique qui nous ronge depuis 30 ans, et à laquelle on a fini par s’habituer. S’il ne faut pas sous-estimer la crise financière, il serait dangereux de lui faire porter toute la responsabilité de la situation actuelle. Elle soulève de vrais problèmes qu’il faut tenter de résoudre, mais elle passera plus vite que notre déclin économique.

 

Ce déclin est inscrit dans l’histoire, les vieux pays industrialisés étant (très) progressivement rattrapés par les nouveaux, avant de remonter ensuite lorsque ces derniers auront perdu leurs avantages comparatifs. On peut donc laisser les choses se faire, et nous retrouverons des emplois d’ici la fin du siècle… On pourrait continuer à gérer cette situation, en colmatant les misères, en « socialisant » davantage notre société, de façon à attendre les jours meilleurs. A moins que la Politique veuille encore dire quelque chose ?

 

La crise financière a fait naitre un espoir : en démontrant les excès de la dérèglementation, elle a remis l’Etat au cœur de l’économie. Mais n’est-il là que pour « renflouer » les banques ? Nicolas Sarkozy est allé plus loin avec son plan de relance : soutien aux entreprises, et surtout développement des investissements publics. C’est un bon début.

 

La France a trop longtemps préféré le fonctionnement, la gestion du quotidien, à l’investissement, la préparation de l’avenir. Depuis 30 ans, nous nous perdons dans un socialisme rampant, en dépenses saupoudrées improductives. Or le politique n’est pas un gestionnaire, c’est un acteur, son rôle est de rompre avec les tendances irréversibles. La libéralisation, la mondialisation ne sont pas des « nécessités » historiques, il n’y a de déterminisme que lorsqu’il n’y a pas de volonté politique. Si la liberté est nécessaire, nous ne sommes pas condamnés à la dérèglementation : ce serait le contraire du libéralisme.

 

Ce que l’homme a fait, il peut le défaire. Pourquoi continuerions-nous à désindustrialiser la France (et à travers elle les « vieux » pays industriels) ? Croit-on qu’une société ne peut vivre que de « services à la personne » ? Le commerce international doit donc être à nouveau réglementé : la concurrence n’est pas respectée entre des Etats qui s’imposent des règles de respect de l’environnement et des droits de l’Homme par exemple et d’autres qui ne se les appliquent pas. C’est une injure au libéralisme.

 

Oui, la liberté n’est pas en cause dans cette crise. Ce sont au contraire les freins à la liberté qui maintiennent la France dans sa crise. Depuis 30 ans, on veut réduire la liberté au profit de l’égalité, mais les bons sentiments ne font pas de bonne politique et c’est au final l’ensemble de la société qui régresse. Au lieu de constituer une grande classe moyenne, on fait peser sur elle tout le poids de la société, on l’épuise, on s’épuise. En d’autres temps, cela aurait conduit à une révolution.

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