19.02.2009
Sondages : écouter l’opinion, mais ne pas la suivre
La politique économique du gouvernement est jugée «mauvaise» par 60% des Français, selon un sondage publié mercredi. Selon cette étude BVA pour BPI-Les Echos-France Info, 36% des personnes interrogées jugent la politique économique du gouvernement «plutôt mauvaise» et 24% la considèrent comme «très mauvaise».
Concernant les mesures adoptées pour lutter contre la crise, les Français considèrent à 57% qu’elles ne vont «pas vraiment» (36%) ou «pas du tout» (21%) dans le bon sens et 61% estiment qu’elles ne sont pas en adéquation avec leurs préoccupations.
Les personnes interrogées demandent davantage de mesures pour le pouvoir d’achat. Ainsi, une écrasante majorité (69%) estime que «rééquilibrer la répartition des bénéfices dans les entreprises entre les patrons, les actionnaires et les salariés» aurait un impact positif. 65% des personnes interrogées jugent également positif l’effet d’une augmentation du Smic.
La «suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu pour les ménages les plus modestes», ainsi que l’augmentation des prestations familiales pour les familles nombreuses, sont également très appréciées (respectivement 56% et 52%).
69% des Français pensent qu’il serait efficace de «bien contrôler que les entreprises ne profitent pas de la crise pour licencier sans raison sérieuse» et jugent qu’«exiger des entreprises qui reçoivent des aides publiques qu’elles ne délocalisent pas leurs sites de production» aurait un impact positif.
Enfin, une majorité des sondés se montre favorable à un «plafonnement de la rémunération des actionnaires dans les entreprises qui reçoivent des aides publiques» (53%), et des traders (51%).
En revanche, seuls 30% jugent que la suppression de la taxe professionnelle aura un impact positif.
Tout n’est pas à jeter dans ces remarques.
En résumé, les Français (interrogés) veulent plus de pouvoir d’achat et se méfient plus que jamais des entreprises. D’accord pour augmenter les allocations, ils se refusent par contre à soutenir les employeurs.
La solution est toute trouvée : l’Etat doit assister un peu plus. Il ne doit pas soutenir l’activité productive, ou investir dans l’avenir, mais seulement distribuer l’argent, qu’il n’a pas.
Lorsque Nicolas Sarkozy parlait du pouvoir d’achat, il le concevait comme la récompense d’un surcroît de travail, et non comme une augmentation d’allocations sociales. Il a d’ailleurs augmenté la rémunération des heures supplémentaires.
Lorsqu’il parlait de rupture, c’était avec un système qui ne fonctionnait plus, car trop rigide, trop basé sur l’assistanat, et décourageant donc l’initiative créatrice de richesses.
53% des Français (votants) ont validé ce projet. Il faut donc s’y tenir, et ne pas se laisser fourvoyer par de vagues sondages.
Il ne faut pas supprimer une tranche d’impôt sur le revenu, mais au contraire le lisser sur toutes les tranches de la population, afin de le rendre collectivement moins indolore et plus productif, et de casser cette sorte de ségrégation entre les Français qui le payent et ceux qui ne le payent pas.
Il faut supprimer la taxe professionnelle, mais aussi diminuer l’impôt sur les sociétés, seule solution pour relancer l’activité économique, et donc l’emploi. C’est en diminuant les taxes plutôt qu’en contraignant qu’on conservera le travail en France, même si effectivement il faut exiger des entreprises recevant des aides étatiques qu’elles ne délocalisent pas.
Face à cette diminution de recettes, il est nécessaire de continuer la baisse des dépenses de fonctionnement. Toute dépense nouvelle doit être consacrée aux investissements publics, qui ont la double vertu de relancer l’activité et d’améliorer les équipements collectifs.
09:13 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, ump, paris



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