26.02.2009
A quoi sert cette réforme ?
On coupe, on redécoupe, on supprime, on ajoute… Cette œuvre est digne des grandes heures de notre République, il faut sans doute remonter à 1789 pour trouver une telle ambition affichée.
Pourtant, on donne l’impression de s’attaquer à la forme plutôt qu’au fond. Car, en réalité, quel est l’intérêt de passer de 22 à 15 régions ? Et pourquoi 15 d’ailleurs ? Ne se trompe-t-on pas de problème ?
Cela changera-t-il quoi que ce soit à la situation de notre pays si l’on supprime la Picardie ou Poitou-Charentes ?
La taille des régions françaises n’est pas la bonne question à se poser. Elles ne sont ni plus petites ni plus grandes que celles des autres pays. La vraie question est celle des attributions. La France est un Etat unitaire décentralisé et non un Etat fédéral. Mais sans aller jusque là, il y a une grande hypocrisie à vouloir faire peser sur les dimensions des régions des problèmes qui tiennent en réalité aux compétences et aux moyens. Et sur ce point, il n’y a pas grand-chose de précis dans les 22 propositions du comité.
Pense-t-on résoudre les problèmes du pays en réduisant le nombre des élus locaux ? Je ne vois pour ma part qu’une médiocre démagogie dans cette idée. Ce n’est en tout cas pas à la hauteur des enjeux.
Quid de la simplification administrative, de la réduction des strates, de la clarification des compétences, de la création de recettes locales identifiées ?
15:54 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, france, paris
20.02.2009
On ne relance pas par la demande
Le journal "Les Echos" nous apprend que cinq millions de Livrets A ont été ouverts en 2009, contre seulement deux sur l'ensemble de l'année dernière. La collecte nette du Livret A a atteint 18,7 milliards d'euros en 2008, un niveau historique près de trois fois supérieur à l'ancien record, portant l'encours à 139,2 milliards d'euros fin décembre, selon les chiffres publiés jeudi par la Banque de France. Tout porte à croire que cela sera nettement dépassé cette année.
Voilà qui prouve bien que ce qui manque aux Français est moins l'argent que la confiance. Cette attitude de refuge dans l'épargne est observable dans toute crise.
Voilà pourquoi les relances par la demande sont toujours des échecs. Et même si une part résiduelle se tourne vers la consommation, elle augmente davantage les importations que les productions nationales.
Rien ne sert donc de dilapider des milliards pour augmenter, dans le court terme, le pouvoir d'achat. Il faut au contraire tout concentrer sur une baisse massive de l'impôt sur les sociétés afin de relancer vraiment l'activité, et de créer des emplois. Là, le pouvoir d'achat sera augmenté, nettement et durablement.
09:50 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, modem, paris, france
19.02.2009
Sondages : écouter l’opinion, mais ne pas la suivre
La politique économique du gouvernement est jugée «mauvaise» par 60% des Français, selon un sondage publié mercredi. Selon cette étude BVA pour BPI-Les Echos-France Info, 36% des personnes interrogées jugent la politique économique du gouvernement «plutôt mauvaise» et 24% la considèrent comme «très mauvaise».
Concernant les mesures adoptées pour lutter contre la crise, les Français considèrent à 57% qu’elles ne vont «pas vraiment» (36%) ou «pas du tout» (21%) dans le bon sens et 61% estiment qu’elles ne sont pas en adéquation avec leurs préoccupations.
Les personnes interrogées demandent davantage de mesures pour le pouvoir d’achat. Ainsi, une écrasante majorité (69%) estime que «rééquilibrer la répartition des bénéfices dans les entreprises entre les patrons, les actionnaires et les salariés» aurait un impact positif. 65% des personnes interrogées jugent également positif l’effet d’une augmentation du Smic.
La «suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu pour les ménages les plus modestes», ainsi que l’augmentation des prestations familiales pour les familles nombreuses, sont également très appréciées (respectivement 56% et 52%).
69% des Français pensent qu’il serait efficace de «bien contrôler que les entreprises ne profitent pas de la crise pour licencier sans raison sérieuse» et jugent qu’«exiger des entreprises qui reçoivent des aides publiques qu’elles ne délocalisent pas leurs sites de production» aurait un impact positif.
Enfin, une majorité des sondés se montre favorable à un «plafonnement de la rémunération des actionnaires dans les entreprises qui reçoivent des aides publiques» (53%), et des traders (51%).
En revanche, seuls 30% jugent que la suppression de la taxe professionnelle aura un impact positif.
Tout n’est pas à jeter dans ces remarques.
En résumé, les Français (interrogés) veulent plus de pouvoir d’achat et se méfient plus que jamais des entreprises. D’accord pour augmenter les allocations, ils se refusent par contre à soutenir les employeurs.
La solution est toute trouvée : l’Etat doit assister un peu plus. Il ne doit pas soutenir l’activité productive, ou investir dans l’avenir, mais seulement distribuer l’argent, qu’il n’a pas.
Lorsque Nicolas Sarkozy parlait du pouvoir d’achat, il le concevait comme la récompense d’un surcroît de travail, et non comme une augmentation d’allocations sociales. Il a d’ailleurs augmenté la rémunération des heures supplémentaires.
Lorsqu’il parlait de rupture, c’était avec un système qui ne fonctionnait plus, car trop rigide, trop basé sur l’assistanat, et décourageant donc l’initiative créatrice de richesses.
53% des Français (votants) ont validé ce projet. Il faut donc s’y tenir, et ne pas se laisser fourvoyer par de vagues sondages.
Il ne faut pas supprimer une tranche d’impôt sur le revenu, mais au contraire le lisser sur toutes les tranches de la population, afin de le rendre collectivement moins indolore et plus productif, et de casser cette sorte de ségrégation entre les Français qui le payent et ceux qui ne le payent pas.
Il faut supprimer la taxe professionnelle, mais aussi diminuer l’impôt sur les sociétés, seule solution pour relancer l’activité économique, et donc l’emploi. C’est en diminuant les taxes plutôt qu’en contraignant qu’on conservera le travail en France, même si effectivement il faut exiger des entreprises recevant des aides étatiques qu’elles ne délocalisent pas.
Face à cette diminution de recettes, il est nécessaire de continuer la baisse des dépenses de fonctionnement. Toute dépense nouvelle doit être consacrée aux investissements publics, qui ont la double vertu de relancer l’activité et d’améliorer les équipements collectifs.
09:13 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, ump, paris
18.02.2009
Guadeloupe, inadmissible violence
Comment ne pas être révolté par les déferlements de haine et de violence qui se multiplient en Guageloupe ? Cette nuit des agents des forces de l'ordre ont été blessés par balles, c'est inadmissible.
La responsabilité du "leader" de ce mouvement est immense. Ses appels à la "mobilisation", aux "barricades", à la violence, ont porté ses fruits. Maintenant il tente de minimiser pour ne pas avoir à rendre compte de ses actes.
Et pourquoi assiste-t-on à ces dangereux débordements ? La Métropole n'en fait-elle pas assez ? A vrai dire, elle en fait peut-être trop. Mais c'est le principe républicain qui l'exige. C'est pourquoi les attaques contre le manque d'Etat sont bien malvenues et frisent le ridicule.
09:03 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris
04.02.2009
Tenir le cap
Les Français prennent conscience que la crise sera dure. Quelques chiffres terribles sont tombés ces jours-ci : 45 000 chomeurs en plus (après 60 000 en décembre), - 1.8% de "croissance" en 2009. Nous n'avons pas connu cela depuis plus d'un demi-siècle.
En 1975 et 1993, la croissance française avait déjà été négative, et le chômage avait explosé. Mais il semble que 2009 soit pire encore.
Doit-on pour cela changer de politique ? Doit-on en faire porter la responsablité au Président et à son Premier ministre ? Non et non.
La dureté de la crise n'est pas due à la politique engagée. Je dirais même au contraire. La France ne souffre pas de "trop" de réformes mais de "pas assez". C'est justement l'immense chantier entamé voilà 18 mois qui permettra à notre pays de sortir de cette crise renforcé.
Tout le monde a actuellement à redire des réformes, car tout le monde est touché de près ou de loin par des réformes. Cette situation est unique depuis là encore un demi-siècle (pour ne pas dire plus). Et le changement au quotidien n'est pas facile à accepter car il bouleverse nos habitudes : qu'on soit professeur, fonctionnaire, avocat, magistrat, agriculteur... tous, nous participons à cette révolution tranquille.
Le choix fait par le couple Sarkozy-Fillon est celui du long terme. Ils ont raison de préférer la construction de l'avenir à la gestion éphémère du présent. Ce n'est pas par une coûteuse et inefficace relance par la demande que l'on mettra fin à une crise aussi sérieuse. La relance, à travers l'histoire, n'a jamais produit d'effet positif. Certes, il est facile de signer des chèques, mais c'est une attitude irresponsable et dangereuse. En revanche, une relance par l'investissement public a toutes les vertus : elle donne du travail aux entreprises nationales et crée de l'emploi, et elle prépare l'avenir.
Le "New Deal" est connu pour ses grands travaux. C'est cela le bon modèle, et ce que contient le plan de Sarkozy : investissement de l'Etat, et soutien à l'investissement des collectivités territoriales.
Faut-il aller plus loin ? Sans doute. Les Etats-Unis mettent le paquet. Ils consentent à un déficit de 10% en 2009 ! On peut saluer le volontarisme politique. Nous ne devons rien nous interdire nous non plus. L'Etat doit jouer son rôle.
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02.02.2009
Décentraliser Paris (suite)
Les élus parisiens UMP ont boycotté lundi la séance du conseil de Paris consacrée au projet du maire Bertrand Delanoë de renforcer la décentralisation dans la capitale.
"Tout est ficelé avant même que nous ayons pu en discuter, au mépris de nos propositions. C'est la raison pour laquelle nous vous laissons discuter entre vous, avec vos petits copains, et nous ne participerons pas à cette mascarade", a lancé le président du groupe UMP Jean-François Lamour, avant de quitter l'hémicycle avec les autres élus UMP.
Patrick Trémège, qui avait été à l'origine de notre départ du Conseil du 13e arrondissement il y a deux semaines, a convaincu ses collègues du Conseil de Paris d'en faire autant aujourd'hui pour protester contre les méthodes du Maire.
12:39 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump


