28.10.2009
Il n'y a pas d'alternative à Nicolas Sarkozy
Qu'on le veuille ou non, que cela nous plaise ou pas, nous sommes obligés de constater qu'il n'y a pas d'alternative à Nicolas Sarkozy.
Au-delà des formes de déception ou d'insatisfaction qui n'ont pas manqué d'apparaitre depuis deux ans, et que les sondages reportent, il est indéniable que deux éléments s'imposent : le Président agit, ses adversaires ne sont pas crédibles.
Le sondage LH2 publié lundi sur le site Nouvelobs.com*, consacré à la mi-mandat de N. Sarkozy, montre que seuls 38% des sondés jugent «positif» le bilan de la première partie de la présidence, alors que 58% le jugent «négatif».
Ces chiffres a priori inquiétants doivent être comparés à ceux de ses prédécesseurs. Mieux que des sondages, nous avons au des élections. En 1983, au bout de deux ans de mandat, François Mitterrand perd les élections municipales. En 1997, Jacques Chirac perd les législatives. En 2009, Nicolas Sarkozy, à travers l'UMP, réalise un bon résultat aux Européennes, que certains qualifient même de victoire.
Entrons plus dans le détail de ce sondage : 15% des sympathisants UMP et 23% des personnes ayant voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 jugent le bilan «négatif». Et 19% de ces mêmes électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour déclarent qu'ils ne revoteront pas pour lui en 2012.
Il y a en effet une certaine insatisfaction dans notre électorat, et dans notre mouvement. Elle peut tenir au personnage et à sa pratique du pouvoir (légèrement corrigée depuis un an), à son choix de l'ouverture (largement incomprise), à un réformisme peu lisible (trop de réformes, dans trop de domaines, trop vite... mais n'est-ce pas pour cela qu'il a été élu?), à une "rupture" pas assez poussée (pas de changement réel sur la politique d'immigration, sur la gestion des finances publiques, la politique du chéquier), à une communication qui prendrait le pas sur le fond des réformes...
Deux éléments de réponse.
Premièrement, ces taux d'insatisfaction sont des taux incompressibles. Ils veulent dire que 85% des sympathisants UMP soutiennent le Chef de l'Etat, c'est un beau résultat. Il y a toujours eu des anti-sarkozystes à l'UMP. Voir qu'ils ne représentent que 15% est rassurant. Ce sondage devrait plutôt inquiéter Dominique de Villepin. Quant aux 19% qui disent ne plus vouloir voter pour Sarkozy, ils représentent un chiffre assez normal, on connait la volatilité de l'électorat. Il faudra voir : 1) si au bout du compte ils ne votent pas pour lui; 2) combien de nouveaux électeurs nous gagnerons en 2012.
Deuxièmement, et c'est un élément de réponse au 1), qui est aujourd'hui crédible pour représenter une alternative à Sarkozy ?
A gauche, on a visiblement fait une croix sur 2012, et les quadras se placent déjà pour 2017. Aucun parti en état de marche, aucun candidat sérieux (à l'exception de DSK ?), pas de projet.
A droite, on assiste à une auto mise en scène qui frise le ridicule avec le "retour" de Dominique de Villepin. Complètement hors sujet, il a fait hier une prestation un peu surprenante. Il est mal placé pour donner des leçons, lui qui a "administré" la France sous Jacques Chirac. Il faudrait vraiment que Sarkozy se saborde pour que l'ancien Premier ministre ait une chance. La belle parole ne fait pas un bon acte.
Au centre, François Bayrou a perdu beaucoup de son panache à l'occasion de son désastre des européennes. Il n'est plus en mesure d'atteindre le second tour de la présidentielle (qu'il gagnerait dans ce cas de figure).
Les soutiens raisonnés valent mieux que les acclamations béates.
13:40 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris
27.10.2009
L'Ile-de-France est gagnable !
Selon une étude réalisée par l’IFOP*, si le premier tour des élections régionales avait lieu en octobre 2009, 31% des Franciliens interrogés voteraient pour la liste UMP conduite par Valérie Pécresse, contre seulement 19% pour la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon Huchon et 15% pour la liste écologiste conduite par Cécile Duflot.
Selon la même enquête, le 2ème tour reste ouvert : Valérie Pécresse serait donnée vainqueur si elle devait affronter au second tour Cécile Duflot (50.5% / 49.5%) ; dans l’hypothèse d’un duel Huchon-Pécresse, Valérie Pécresse talonnerait de près l’actuel président du conseil régional (50.5% pour ce dernier contre 49.5% pour Valérie Pécresse).
12:03 Publié dans Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump
21.10.2009
Réforme territoriale, effets collatéraux d’un changement profond
Nous vivons une période passionnante et nous n’en avons pas forcément conscience, noyés que nous sommes dans des polémiques stériles qui détournent l’actualité des sujets importants pour l’avenir.
Pris entre les feux de l’autosatisfaction permanente de l’UMP et de l’opposition insensée des autres partis, nous avons souvent le réflexe voltairien de retourner « cultiver notre jardin » et d’abandonner l’actualité politique. C’est une erreur. La France vit des bouleversements dont nous devons être acteurs.
Le projet de réforme présenté par Nicolas Sarkozy peut laisser un peu perplexe.
Il semble être passé d’un objectif ambitieux de bouleverser les structures administratives à une tactique démagogique de séduction basique de l’opinion publique : diviser par deux le nombre des élus locaux.
La fusion des conseillers généraux (pour ne pas dire leur disparition) et des conseillers régionaux est en apparence hypocrite, inutile, et démagogique.
Hypocrite car alors que l’on parle de limitation du cumul des mandats on crée de facto un « cumulard ».
Inutile car l’économie qui sera réalisée sera proprement dérisoire (d’autant plus que le conseiller territorial sera indemnisé 1.5 fois plus que le conseiller existant) : veut-on faire croire que c’est la rémunération des élus qui constitue l’essentiel des dépenses des collectivités locales ? Du point de vue des finances publiques, on ne peut même pas parler de goutte d’eau.
Démagogique car on joue sur la corde sensible de l’électorat : sa défiance vis-à-vis des élus et de la politique.
Par ailleurs, je me pose des questions sur le cas de la capitale : va-t-on la découper en cantons ? A priori, cette idée est séduisante. Mais, en passant d’une représentation proportionnelle à un scrutin majoritaire, ne risque-t-on pas d’empêcher purement et simplement l’élection de tout conseiller territorial UMP à l’Est de Paris ? (Même chose pour la gauche à l’Ouest) Ainsi, nous perdrions définitivement tout moyen (ni maire, ni député, ni sénateur, ni conseiller territorial) pour représenter nos électeurs, et espérer préparer une reconquête.
Il faut noter que le choix d’un mode de scrutin majoritaire à un tour est une fausse bonne idée pour l’UMP. L’effet d’optique actuel qui place l’UMP en tête des premiers tours ne doit pas donner l’impression qu’il suffit de supprimer le second pour l’emporter. Les partis de gauche, qui peuvent aujourd’hui se permettre de se diviser au premier tour, arriveront très facilement à s’allier dans le cadre d’une élection à un seul tour.
Mais au-delà de ces observations, cette réforme est en réalité profonde, moins pour le court terme que pour le long terme.
Le choix est fait de rompre avec une attitude bien française de révolution, changement brutal des institutions, pour passer par une évolution progressive contrainte par des changements structurels à la marge.
La révolution aurait été de supprimer le département, et d’obliger la fusion des communes. Dans les deux cas, en revenant sur les structures créées par la Révolution, on aurait franchi une véritable étape historique, la plus importante depuis cette époque fondatrice.
Cela était naturellement impossible : la période, ni révolutionnaire, ni dictatoriale, ne permet pas de tels bouleversements. On choisit donc la seule méthode valable en démocratie : la réforme, ou l’accélération des évolutions naturelles. La différence tient moins dans le résultat du changement que dans sa durée de réalisation. Car au final, nous aurons bien la suppression des départements, et des communes telles que nous les connaissons.
Le futur conseiller territorial sera le nouveau conseiller régional. Il gagnera en légitimité et en efficacité car il sera ancré sur un territoire, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent en raison de son élection à la proportionnelle sur tout le département. Il ressemblera donc à l’actuel conseiller général : le lien avec le local n’est donc pas perdu. On change seulement d’échelle.
Toute structure n’existant que par les pratiques qui les animent, et donc à travers les acteurs qui les font vivre, le Conseil général va au fur et à mesure se vider de sens. Les conseillers territoriaux n’auront plus le même intérêt que les actuels conseillers généraux à faire exister le Département. Très vite, les services doublons vont apparaitre, et les économies d’échelle seront décidées, comme pour les entreprises qui fusionnent.
Ce phénomène « naturel » sera amplifié par une modification importante des compétences : la suppression de la compétence générale, et la spécialisation des attributions. Il ne sera plus possible d’invoquer la première pour justifier une intervention dans n’importe quel domaine. Quant aux secondes, elles renforceront progressivement la Région au détriment du Département, jusqu’à en venir à bout. Fin du processus, la coquille vide disparaitra d’elle-même.
La même méthode est employée pour les communes. Depuis la fin du XIXème siècle, et la naissance de l’intercommunalité, on tente de réduire le nombre exorbitant des communes françaises héritées de la Révolution. Il est devenu évident de dire que cette spécificité française n’a que trop duré. La fusion lancée dans les années 1970 ayant échoué, les gouvernements n’ont eu de cesse de pousser les communes à se regrouper. C’est ce processus qui va aboutir à marche forcée dans deux ans.
Pour autant, les Français étant très attachés à leurs communes, celles-ci ne vont pas disparaitre. Les plus petites d’entre elles deviendront peu à peu des quartiers de communautés plus vastes.
La réforme de Nicolas Sarkozy est donc une œuvre de rationalisation, et un coup d’accélérateur donné à un processus en marche depuis des décennies. La suppression de la taxe professionnelle s’inscrit dans cette logique. Insupportable économiquement mais indispensable financièrement, elle sera remplacée par une contribution territoriale, clairement identifiable aux « nouveaux territoires » qui sortiront de cette réforme.
14:32 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump, ps, modem
09.10.2009
VOTES DU GROUPE UMP CA 081009
VOTES DU GROUPE UMP NC SUR LES PROJETS DE DÉLIBÉRATION.
2009 MA13 005 - Adoption d’une charte pour les assemblées des citoyens parisiens extra communautaires et création de cette assemblée dans le 13ème arrondissement.
CONTRE
2009 MA13 006 – Choix de la gestion déléguée pour le futur centre d’animation situé dans la ZAC PRG à Paris (13e) et autorisation à M. le Maire du 13e arrondissement de demander au Maire de Paris de retenir, le marché public, comme mode de gestion pour cet équipement conformément, à l’article 30, du Code des Marchés Publics.
POUR
2009 DASCO 021 – Signature d'une convention avec la caisse des écoles du 13e arrondissement portant sur le versement par la Ville d'une subvention contractuelle. - Montant : 223.000 euros.
POUR
2009 DDATC 140 – Subvention de fonctionnement à l'Association pour le Développement et l'Aménagement du 13e arrondissement (ADA 13)(13e).- Montant : 2.000 euros.
POUR
2009 DPA 187 - Approbation du principe de construction d'une crèche collective 55 places 11/13, rue Campo Formio (13e) et des modalités de passation du marché de maîtrise d'oeuvre ; dépôt des demandes de permis de démolir et de construire. POUR AVEC DEMANDE D AMENDEMENT (construction de logements de fonction)
2009 DDATC 115 - Inventaire des équipements dont les conseils d'arrondissement ont la charge.
ABSTENTION
2009 DDATC 116 - Détermination du cadre de référence de la répartition des dotations de gestion et d'animation locales destinées aux états spéciaux d'arrondissements en 2010, en application du titre I du livre V du code général des collectivités territoriales relatif à l'organisation administrative de Paris, Marseille et Lyon.
POUR
2009 DDATC 117 - Dépenses d'investissement supportées par les conseils d'arrondissement - Autorisation donnée aux conseils d'arrondissement d'effectuer des dépenses d'investissement sur des équipements autres que ceux visés à l'article L.2511-16 du code général des collectivités territoriales.
POUR
2009 DFPE 203 - Signature d'un avenant N°1 à la convention passée avec l'association Croix Rouge Française pour l'attribution d'une subvention pour le fonctionnement de la crèche collective Vandrezanne. - Montant : 229.257 euros.
POUR
2009 DFPE 186 - Signature d'un avenant n° 1 à la convention passée avec l'association Enfant Présent pour l'attribution d'une subvention. - Montant : 308.642 euros.
POUR
2009 DFPE 182 - Signature d'un avenant N°3 à la convention passée avec l'association Aire Interculturelle de Recherche et Action Parents/Enfants (A.I.R.A.P.E) pour l'attribution d'une subvention pour le fonctionnement de la halte-garderie 4, rue du Dessous des Berges (13e). - Montant : 118.598 euros.
POUR
2009 DU 153 - Débat sur les résultats de l'application du Plan local d'urbanisme de Paris au regard de la satisfaction des besoins en logements, en application de l'article L.123-12-1 du Code de l'urbanisme ; approbation du principe de l'application au cas par cas des dispositions du nouvel article L.127-1 du Code de l'Urbanisme.
CONTRE
2009 DLH 095 - Décision d'engager la procédure d'élaboration du nouveau Programme Local de l'Habitat à Paris.
POUR
2009 DLH 038 - Résiliation anticipée des conventions passées entre la Ville de Paris et la SA d'HLM Habitat Social Français (HSF) pour le financmeent et la gestion d'immeubles à usage principal d'habitation situés dans les,1, 2, 3,4 , 5, 7,11,12,13,15,17,18,19 et 20è arrts. Remboursement anticipé des avances qui avaient été consenties par la Ville de Paris à HSF.
POUR
2009 DLH 109 - Réalisation par l'ESH La Sablière d'un programme de réhabilitation comportant une résidence sociale de 150 logements située 134 rue du Chevaleret (13e).
POUR
Question du groupe UMP portant la fermeture d’une école maternelle
09:49 Publié dans Conseil d'Arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris
Contre l'assemblée des citoyens parisiens extra communautaires
2009 MA13 005 - Adoption d’une charte pour les assemblées des citoyens parisiens extra communautaires et création de cette assemblée dans le 13ème arrondissement.
J’ai dit à ce sujet que toute initiative en faveur de l’intégration était bienvenue, et pouvait se prévaloir de notre soutien. Pour autant, la création de cette instance (une de plus !) ne se justifie pas, et risque au contraire de stigmatiser un peu plus ces populations en les mettant à part dans une assemblée spéciale.
Par ailleurs, dans l’énoncé même de la délibération, il y a une intention qui sort du cadre constitutionnel et légal. En effet, la citoyenneté comporte des droits civils et politiques, et des devoirs définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions. Le citoyen est la personne qui jouit de ses droits politiques, ce qui n’est pas le cas des ressortissants étrangers, qui sont citoyens de l’Etat dont ils sont les nationaux. Sur le fond, la création de cette assemblée est injustifiable.
Mais surtout, il se trouve que les Parisiens de nationalité extra communautaire ne sont pas dépourvus de moyens d’expression : les concertations leurs sont ouvertes, les enquêtes publiques, ils peuvent aussi rencontrer les élus. Allons plus loin : les conseils de quartiers sont ouverts aux étrangers en tant qu’habitants du 13ème au même titre que les autres.
J’ai proposé qu’éventuellement des places leur soient réservées au sein des bureaux d’animation, notamment au travers du collège associatif. Cette solution nous parait moins stigmatisante et plus productive que la création d’une assemblée particulière.
Le Maire s’est senti gêné devant cette proposition, prenant conscience de sa pertinence tout autant que de l’échec des Conseils de quartier du point de vue de l’intégration, et de la redondance de l’assemblée nouvelle qu’il souhaite créer.
Dans tous les cas, et pour conclure, s’il veut s’impliquer davantage, chaque étranger en situation légale a toujours la faculté que la France permet aux ressortissants extra communautaires d’acquérir la nationalité française, seule voie d’entrée vers la citoyenneté.
VOTE CONTRE
09:30 Publié dans Conseil d'Arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris, jeunes populaires


