07.12.2009

Venez vous informer et débattre sur le projet Massena-Bruneseau

Conseil de Quartier n° 7

 

Réunion publique

 

Mardi 8 décembre 2009 – 19h

 

Collège Thoman Mann

 

91 avenue de France 75013 Paris

 

Ordre du jour

 

1)   Pour Masséna-Bruneseau, un urbanisme adapté au développement économique et à l’emploi. 

Présentation et débat animés  par des membres du Conseil de Quartier 7

En présence :

-       de représentants de la Direction de l’urbanisme

 

 

-       de représentants de la Mairie du 13ème

2)   Informations sur la vidéosurveillance dans le 13ème arrondissement

 

3)   Vote des investissements du Conseil de Quartier

 

 

 

 

 

 

 

 

01.12.2009

Prochain Conseil de Quartier : débat sur le projet Massena-Bruneseau

Réunion publique du 8 décembre 2009

(bureau d'animation du 18 novembre)

 

Le thème de débat principal retenu est « Aménagement du futur quartier Masséna – Bruneseau - Pour un urbanisme correspondant aux souhaits des habitants et favorisant le développement économique et l'emploi »

-        Rappel de la situation (J-C. LENFANT)

Le groupe de travail Masséna de la concertation ZAC-ORG s’est réuni le 22/09/09. A l’issue de cette réunion il était prévu que l’enquête publique soit ouverte du 7/12/09 au 22/01/10. Le dossier devait être disponible pour les associations et les conseils de quartier dans la deuxième quinzaine d’octobre. A l’issue de cette consultation les délibérations du Conseil d’arrondissement puis du Conseil de Paris devaient intervenir en mai 2010.

 

-        Etat des discussions depuis cette date

Il n’y a pas eu de réunions formelles de la commission urbanisme depuis cette date mais différents contacts ont été établis, notamment avec Yann Renaud du « Bureau des associations » ou Annick Bizouerne de la Direction de l’Urbanisme qui ont permis de fixer un certain nombre de points.

 

- Annick Bizouerne a été contactée pour faire le point sur le projet, des éléments de calendrier et la disponibilité du dossier

- Yann Renaud a permis à la commission de clarifier ses vues sur le processus de la concertation, les éléments historiques du projet et sur la nécessité de formaliser  et de clarifier la participation du CQ7.

- La Semapa a été consultée pour participer à la réunion publique mais n’estime pas devoir être représentée car dans l’état du dossier il dépend uniquement de la Direction de l’urbanisme. La documentation de son centre d’information est à la disposition des membres de la commission et plus largement de toute personne désirant la consulter.

- Une visite de l’exposition sur le Grand Paris a aussi réuni quelques membres (2) de la commission, certains autres l’avaient déjà visitée à titre individuel.

 

-        Proposition pour l’organisation de la réunion publique

a)     Présentation du projet et des attentes de l’enquête publique

 

b)     Eléments de discussion proposés pour le débat

Equilibre général du projet

Liens avec Ivry et avec les autres quartiers du 13ème

La place des PME/PMI – activités de production – dans la ZAC et plus particulièrement dans le quartier Masséna-Bruneseau.

Aspects logistiques liés à ces implantations d’entreprises.

 

c)     Incitation des habitants à exprimer leurs attentes et leurs préoccupations

En participant directement et personnellement à l’enquête publique

En contribuant à la réflexion du CQ7 et de son bureau d’animation, en posant leurs questions par l’intermédiaire d’une boîte email à préciser.

16.11.2009

Pour le rétablissement de l’autorité des parents et des enseignants

La députée du VIIIe arrondissement de Paris, Mme Antier, vient de proposer d’interdire aux parents de corriger leurs enfants aux moyens des « fessées », utilisées de tout temps et en tout lieu.

Mettons de côté l’aspect attentatoire aux libertés individuelles et l’insupportable immixtion de l’Etat dans la sphère privée pour nous concentrer sur la gravité des conséquences d’une telle mesure.

Elle s'inscrit dans une logique qui a démontré son échec. Sarkozy dénonçait en 2007 « l’héritage de 68 », cette idéologie qui voulait faire triompher la démocratie en détruisant l’autorité. Tous les individus étant égaux, il n’y avait plus lieu d’en respecter certains plus que d’autres. Tous les individus étant libres, il n’y avait plus lieu d’obéir. Mouvement d’origine étudiante, on s’est donc attaché en premier lieu à saper l’autorité des enseignants, qui à force de coups de règles et de « mises au coin » avaient traumatisé leurs élèves… L’enfant étant devenu le maître, on a progressivement cherché à le faire participer au point de se demander si le savoir ne devait pas venir de lui. Cette idéologie permissive s’est également imposée aux parents.

Mme Antier ne rend pas service aux parents en voulant réduire encore davantage leur autorité, déjà tant rabaissée depuis 40 ans. Par ailleurs, il ne faut pas confondre gifle et fessée avec violence ou torture. Ces « châtiments corporels » n’ont jamais fait de mal à personne.

Ce sont des instruments d’éducation, des ultimes recours, dont il serait dangereux de se priver. Il y a des stades où les réprimandes verbales ne suffisent plus. Il faut toujours se réserver un niveau supérieur, ne serait-ce que par la menace. Que serait la dissuasion nucléaire sans la possibilité d’utiliser la bombe ? Quand l’intelligence ne suffit plus la crainte doit prendre le relais. Se l’interdire revient à se lier les mains, et à baisser les bras pour les cas les plus difficiles.

Si l’on n’y prend garde, cette tendance conduira naturellement à interdire les violences verbales, et finalement à bannir l'impératif. Donner un ordre est une agression ! Et ainsi, on aura bien mis à bas l’autorité.

Regardons maintenant le résultat.

La société actuelle est-elle plus pacifique qu’il y a 40 ans ? L’insécurité est bien plus élevée, notamment dans les écoles.

Est-elle plus efficace ? L’enseignement est-il de meilleure qualité ? L’échec scolaire a-t-il été éradiqué ? Le niveau a-t-il progressé ? Sur chacun de ces points, c’est bien évidemment le contraire qui s’est produit. Une proportion toujours plus grande et plus inquiétante d’élèves ne maîtrise pas le Français à l’entrée en 6ème, le niveau ne cesse de diminuer, et la supercherie du taux de réussite au bac ne cache pas les classements pitoyables des universités françaises dans le monde.

Les Français se respectent-ils plus les uns les autres ? Aujourd’hui, devant l’incivilité grandissante, l’ignorance des autres, et le repli sur soi, on en est à lancer un débat sur « l’identité nationale ».

Aboutissement de ce que Norbert Elias appelait « l’euphémisation de la violence », cette question de la « fessée » révèle la crise de notre société, une société sans repère, une société qui se perd.

 

Il faut rétablir l’autorité plutôt que de finir de la détruire, et l’autorité passe aussi par la force, fut-elle symbolique.