30.03.2009
Ne pas négliger les Européennes
Comme tout le monde, nous n’avons depuis des mois à l’esprit que la crise. Cela est bien naturel compte tenu de son ampleur, et de sa durée indéterminée. Pour autant, il ne faut pas négliger les élections européennes qui vont avoir lieu dans deux mois.
D’abord parce qu’elles doivent être l’occasion d’un vrai débat sur la crise justement. L’Europe n’est perçue depuis sa création que comme une institution contraignante, tatillonne sur des détails qui nous paraissent souvent secondaires. Cette vision est injustifiée. Nous nous épargnerons ici l’éternel couplet sur la paix, pour ne retenir que le processus de construction économique : libéralisation du commerce entre les Etats membres, création de la monnaie unique etc. C’est bien à ce niveau qu’il faut calibrer une réelle politique de relance. Le Président Sarkozy avait tenté d’imposer cette idée. Il faut reprendre le flambeau à l’occasion de la campagne qui commence.
Ensuite, ces élections seront un test fort pour le Président et son gouvernement. Notre Mouvement ne peut rester à l’écart de cette bataille, courte mais chargée d’enjeux. Il ne sert à rien de se rassurer en jetant un coup d’œil amusé sur le Parti socialiste moribond, ou sur les élucubrations toujours plus déplacées et injustifiées de François Bayrou. Car nos deux adversaires profiteront à plein d’un scrutin intermédiaire propice à l’expression de tous les mécontentements… sans le risque de voir accéder au pouvoir les partis pour lesquels on aura voté.
Si nous ne nous engageons pas, les scores du PS et du Modem seront donc élevés, et ils seront alors bien placés pour exiger du gouvernement tous les reculs imaginables. Ce poids sera accru par les résultats des extrêmes, qui dépasseront sans doute toutes les estimations.
Notre mobilisation doit donc être exemplaire, surtout au regard des têtes de liste qui vont nous guider. A l’inverse des précédentes européennes, le duo choisi par Nicolas Sarkozy donne envie de s’engager. Michel Barnier et Rachida Dati méritent tout notre soutien. Apportons-leur notre énergie.
10:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, ump, france, politique, europe
28.01.2009
Dati, c'est pas fini
Il n'y a bien qu'en France que l'on considère avec autant de mépris le Parlement européen !
Nicolas Sarkozy envoie Rachida Dati à la bataille des Européennes, et on y voit une sanction... Pire : une exécution !
Mme Dati va représenter la France à Bruxelles et à Strasbourg, servir de relais au Président de la République dans une assemblée où se décide plus de 60% de notre législation nationale, et on considère cela comme un échec, un meurtre politique !
Cette réaction est à la fois stupide et scandaleuse.
Stupide, car il faut probablement y voir une stratégie du Président pour investir, pour la 1ère fois depuis 1979 (1ère élection du Parlement au suffrage universel), l'assemblée européenne. Cette décision est très importante et n'a été que trop négligée par nos chers médias franchouillards.
Scandaleuse, car depuis 30 ans, la France néglige l'Europe, et c'est au final l'Europe qui néglige la France. Ces 30 années sont marquées par l'effondrement de l'influence française en Europe, malgré les beaux clichés de l'amitié franco-allemande.
Sitôt élus aux Européennes, nos politiciens ont soit démissionné soit déserté le Parlement, laissant aux autres nationalités les postes d'influence et les marges de manoeuvre.
Je veux voir dans cette année 2009 une année de rupture dans ces pratiques malheureuses pour notre intérêt national. Rachida Dati doit en être le porte-drapeau. Elle aura bien le temps de redevenir ministre, ce qui est de toutes façons une évidence. Dati, c'est pas fini !
15:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris, europe
13.10.2008
Sarkozy et l'Europe
Deux informations ont aujourd'hui marqué l'actualité.
Nicolas Sarkozy est parvenu à créer une dynamique européenne pour sortir de la crise financière. La réunion organisée hier à l'Elysée a débouché sur l'annonce concertée de plans ambitieux dans tous les grands Etats européens. Des centaines de milliards d'euros seront mobilisées pour sauver les banques et garantir la circulation des crédits. C'est une bonne nouvelle pour l'économie, mais aussi la démonstration que des actions européennes d'ampleur inédite sont possibles.
Sur un tout autre sujet, en revanche, le Président français n'est pas allé dans le sens de la solidarité européenne. En refusant d'extrader la criminelle Marina Petrella, il prive ses victimes italiennes de la réparation morale à laquelle elles ont droit. Ce principe fut pourtant au coeur de ses engagements durant sa campagne présidentielle. Les raisons humanitaires ne sauraient justifier que l'on écourte les peines capitales. Cela est profondément choquant. L'influence des soeurs Bruni est toute aussi choquante.
18:42 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, ump, jeunes populaires, paris


