08.12.2009
Compte rendu du Conseil du 7 décembre
Conseil du 13ème arrondissement
Lundi 7 décembre 2009
Compte rendu des votes et interventions du Groupe UMP
I - COMMUNICATION
2009 DVD 271 - Communication du bilan annuel d'avancement du projet d'extension du tramway T3 à Paris.
Didier BEOUTIS se satisfait de l’avancée du projet mais déplore l’absence de station à la Poterne des Peupliers (ex arrêt Damnesne).
Patrick TREMEGE demande à connaitre le calendrier des opérations à venir, notamment pour le démontage du pont rue de Patay.
VOTE POUR
II - AVIS SUR LES PROJETS DE DÉLIBÉRATION.
2009 DJS 465 - Autorisation à M. le Maire de Paris de poursuivre la mise en oeuvre du dispositif Paris Jeunes Vacances.
VOTE POUR
2009 DASCO 149 - Signature d'un avenant aux conventions avec les caisses des écoles proposant les modalités et les prix d'achat des prestations de la restauration des centres de loisirs d'été organisés en 2009.
VOTE POUR
2009 DPA 242 - Signature d'un avenant n°2 au marché de maîtrise d'oeuvre passé avec EHW Architecture pour la restructuration du service de restauration au groupe scolaire Gervais Vulpian Corvisart (13e).
VOTE POUR
2009 DDATC 101 - Charte Parisienne de la Participation
Jean-Baptiste OLIVIER dénonce ce projet de délibération comment n’étant qu’une autopromotion de ce qui existe déjà. Rien de réellement nouveau n’est proposé, hormis la création d’un droit d’interpellation, et d’une commission pour le débat public, autrement dit une commission de plus dans un système qui n’en compte que trop. La démocratie parisienne se transforme donc en une « usine à gaz » marquée par un empilement de structures qui au final noient ceux qu’elles prétendent représenter. Mais le plus grave est que dans le même temps les représentants du peuple sont ignorés : dans la forme (cette belle concertation a soigneusement évité le groupe UMP), comme dans le fond (« le Conseil de Paris est l’unique instance représentative des Parisiens », au détriment des Conseils d’Arrondissement, pourtant élus directement).
VOTE CONTRE
2009 DDATC 187 - Subvention à l'association Comité des fêtes et de la solidarité du 13e. - Montant : 10.000 euros.
VOTE POUR
2009 DFPE 249 - Signature d'un avenant n° 1 à la convention passée avec l'association CARAVANSERAIL DEVELOPPEMENT pour l'attribution d'une subvention pour le fonctionnement de sa ludothèque (13e).
VOTE POUR
2009 DU 233 - Autorisation donnée à M. le Maire de Paris, au nom de la Ville de Paris, copropriétaire dans l'immeuble 12/14 rue Pinel (13e) de voter la scission de la copropriété et l'indemnisation, à ce titre, des autres copropriétaires en vue de la réalisation de l'équipement de petite enfance 11/13 rue Campo Formio (13e)
VOTE POUR
2009 DLH 414 - Conclusion d'un avenant aux baux emphytéotiques liant la Ville de Paris à la SGIM et portant sur des biens immobiliers situés dans le périmètre des conventions immobilières résiliées au 31 décembre 2008.
VOTE POUR
2009 DU 135 - Approbation des éléments financiers des traités de concession d'aménagement arrêtés au 31 décembre 2008.
Jean-Baptiste OLIVIER s’interroge sur l’importante somme représentée par les « charges immatérielles » (honoraires etc.) dans l’exécution du programme de la ZAC Paris Rive Gauche (18 M€ sur 77M€, soit 23%).
VOTE POUR
2009 DLH 331 - Réalisation par la SGIM d'un programme d'aménagement en 10 logements PLUS de chambres situées dans les 5e, 6e, 12e, 13e, 15e, 16e et 17e arrondissements.
Jean-Baptiste OLIVIER fait remarquer que cette délibération ne représente que 3 logements pour le 13e, et qu’ils sont créés à partir de chambres déjà existantes, soit un gain négatif en logements bruts.
VOTE POUR
2009 DLH 117 - Réalisation par SAGECO d'un programme de réhabilitation et d'amélioration de qualité de service du groupe Sienne et Tivoli, 5/7 et 8/12 place de la Vénétie (13e).
VOTE POUR
2009 DLH 266 - Réalisation par Paris Habitat - OPH d'un programme d'acquisition réhabilitation comportant 5 logements PLAI et 11 logements PLUS, 48 boulevard Arago - 28 rue Glacière (13e).
VOTE POUR
2009 DLH 267 - Réalisation par Paris Habitat OPH d'un programme de construction d'une résidence étudiante de 165 PLUS et l'acquisition-réhabilitaton de 187 logements PLUS, 4 logements PLA-I et 4 logements PLS, 81-84 rue du Chevaleret (13e).
VOTE POUR
2009 DLH 420 - Réalisation par le FIAC d'un programme d'acquistion-conventionnement comportant 5 logements PLUS et 25 logements PLS, 1 passage Vallet (13e).
VOTE POUR
2009 DLH 265 - Réalisation par Paris Habitat - OPH d'un programme d'acquistion conventionnement comportant 18 logements PLUS, 12 logements PLS et 2 locaux d'activités, 4 avenue de la Soeur Rosalie (13e).
VOTE POUR
2009 DLH 236 - Réalisation par Batigère Ile de France d'un programme d'acquisition-conventionnement comportant 32 logements PLUS situés dans divers arrondissements parisiens.
VOTE POUR
2009 DLH 355 - Réalisation par la SIEMP d'un programme d'acquisition réhabilitation comportant 9 logements PLUS et 2 logements PLS, 81 boulevard Vincent Auriol et 9 rue du Docteur Laurent (13e).
VOTE POUR
2009 DLH 343 - Réalisation par la RIVP de deux programmes de réhabilitation Plan Climat comportant 340 logements, 203-205 boulevard Vincent Auriol (13e) et 246 logements 207-211-213-217 rue Saint Charles (15e).
VOTE POUR
2009 DLH 324 - Réalisation par Sageco d'un programme d'acquisition-conventionnement d'un ensemble immobilier comportant 155 logements PLUS, 123-149 boulevard Blanqui, 76-86 rue de la Glacière et 2-4 rue Soeur Catherine Marie (13e)
Jean-Baptiste OLIVIER fait remarquer que cette délibération ne crée pas de logements sociaux nouveaux, mais permet de maintenir les conditions de vie des habitants de cet ensemble immobilier (loyers faibles pour des populations âgées aux faibles retraites).
VOTE POUR
2009 DDEE 302 - Subvention au Groupement d'Intéret Economique du centre commercial Masséna GIE pour les illuminations de fin d'année 2009. - Montant : 13.500 euros.
VOTE POUR
2009 DAC 696 - Signature d'une convention pour l'attribution de subventions à l'association Compagnie Karine Saporta (19e). - Montant : 22.000 euros.
VOTE POUR
II- VŒUX et QUESTIONS
Vœu présenté par les élus UMP-NC du 13ème arrondissement relatif au maintien du rôle des administrateurs bénévoles dans l’attribution des aides exceptionnelles par le comité de gestion du XIIIe arrondissement.
Jean-Baptiste OLIVIER dénonce le projet du Maire de Paris de supprimer le rôle décisionnaire des administrateurs bénévoles, ce qui privera les CASVP de leur regard citoyen et de leurs expériences.
VOTE POUR
Le Maire donne alors la parole à Eric OFFREDO pour présenter le vœu de la Municipalité, puis demande a M. OLIVIER s’il retire son vœu, ce qu’il refuse.
Vœu Présenté par la Majorité Municipale relatif à la réforme de l’attribution des aides exceptionnelles dans le 13ème arrondissement.
VOTE CONTRE
Vœu présenté par les élus UMP-NC du 13ème arrondissement relatif aux correspondants de sécurité.
Jean-Baptiste OLIVIER demande une évaluation du dispositif des correspondants de nuit afin de proposer leur éventuelle extension à d’autres quartiers du 13e.
VOTE POUR : ADOPTE PAR LE CONSEIL A L’UNANIMITE
13:22 Publié dans Conseil d'Arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump, jeunes populaires
09.10.2009
Contre l'assemblée des citoyens parisiens extra communautaires
2009 MA13 005 - Adoption d’une charte pour les assemblées des citoyens parisiens extra communautaires et création de cette assemblée dans le 13ème arrondissement.
J’ai dit à ce sujet que toute initiative en faveur de l’intégration était bienvenue, et pouvait se prévaloir de notre soutien. Pour autant, la création de cette instance (une de plus !) ne se justifie pas, et risque au contraire de stigmatiser un peu plus ces populations en les mettant à part dans une assemblée spéciale.
Par ailleurs, dans l’énoncé même de la délibération, il y a une intention qui sort du cadre constitutionnel et légal. En effet, la citoyenneté comporte des droits civils et politiques, et des devoirs définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions. Le citoyen est la personne qui jouit de ses droits politiques, ce qui n’est pas le cas des ressortissants étrangers, qui sont citoyens de l’Etat dont ils sont les nationaux. Sur le fond, la création de cette assemblée est injustifiable.
Mais surtout, il se trouve que les Parisiens de nationalité extra communautaire ne sont pas dépourvus de moyens d’expression : les concertations leurs sont ouvertes, les enquêtes publiques, ils peuvent aussi rencontrer les élus. Allons plus loin : les conseils de quartiers sont ouverts aux étrangers en tant qu’habitants du 13ème au même titre que les autres.
J’ai proposé qu’éventuellement des places leur soient réservées au sein des bureaux d’animation, notamment au travers du collège associatif. Cette solution nous parait moins stigmatisante et plus productive que la création d’une assemblée particulière.
Le Maire s’est senti gêné devant cette proposition, prenant conscience de sa pertinence tout autant que de l’échec des Conseils de quartier du point de vue de l’intégration, et de la redondance de l’assemblée nouvelle qu’il souhaite créer.
Dans tous les cas, et pour conclure, s’il veut s’impliquer davantage, chaque étranger en situation légale a toujours la faculté que la France permet aux ressortissants extra communautaires d’acquérir la nationalité française, seule voie d’entrée vers la citoyenneté.
VOTE CONTRE
09:30 Publié dans Conseil d'Arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris, jeunes populaires
28.09.2009
Le grand chamboulement 3
Vers un changement du mode de scrutin
Le président Sarkozy semble tenté par les élections à un tour. Cela favoriserait a priori l’UMP, certaine dans cette configuration d’arriver en tête et donc d’emporter la majorité des sièges.
Mais on sait que le mode de scrutin influe sur la structure partisane. La dispersion d’aujourd’hui à gauche aurait vite fait de laisser la place à des accords systématiques : le président remettrait ainsi de l’ordre dans le camp adverse, et ne changerait rien au final dans le rapport de forces global.
10:07 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, ps, paris, jeunes populaires
25.09.2009
Le grand chamboulement 2
A gauche, l’éparpillement
Mais les plus grands bouleversements sont à gauche. En effet, le Parti socialiste subit une profonde crise structurelle.
Or, à la différence de ses homologues anglais, allemand, et espagnol, au pouvoir depuis respectivement 12, 11, et 5 ans, le PS est dans l’opposition depuis 7 ans. Leur affaiblissement s’explique par l’usure du pouvoir, alors que le sien est plus essentiel : il touche moins à son action qu’à son essence, ses idées, son organisation. Tiraillé dans tous les sens, par des leaders sans charisme qui veulent chacun tirer avantage d’une situation dans laquelle ils se retrouvent tous à égalité, le PS n’est pas en mesure de se réformer. Dirigé par une personnalité du passé, et dépassée, sa crise est aggravée par Ségolène Royal qui, ne pouvant s’exprimer dans le parti, fait tout pour le ringardiser et le contourner.
Le peuple de gauche ne s’y trompe pas : il déplace ses espérances vers d’autres structures jugées plus porteuses. L’incroyable succès des Verts aux européennes, confirmé par les élections partielles, semble montrer qu’ils passent de force d’appoint à force concurrente.
A l’autre extrémité, le Parti communiste n’en finit plus de mourir, et se retrouve désormais comme noyé dans le Front de gauche, dont ne ressort que la figure de Jean-Luc Mélenchon. Là encore, les Verts en sortent gagnants car la disparition de l’allié historique du PS accroit encore un peu plus l’importance prise par les Verts.
La question est de savoir s’il s’agit d’un phénomène purement conjoncturel, lié à l’affaiblissement du PS et à la mode pour les thèmes écologiques, ou si les Verts, jeune parti, passent à l’âge adulte et s’installent à égalité avec les sociaux-démocrates dans un système politique fortement marqué par les enjeux environnementaux.
A l’extrême gauche, le NPA n’a pas fait la percée escomptée et ne semble pas en mesure de jouer vis-à-vis de la gauche républicaine le rôle d’obstruction que le FN jouait vis-à-vis de la droite.
Enfin, le Modem pâtit des tergiversations incohérentes de son leader et de l’évidence de ses ambitions démesurées comme seul moteur de ses tactiques. Loin de constituer une alternative crédible à qui que ce soit, ce mouvement construit sur du vent risque de vite s’essouffler.
L’éparpillement des forces de gauche a l’avantage inverse du rassemblement des forces de droite : en ratissant large, il permet de constituer une majorité qui n’aura pas de mal à s’unir dans l’opposition au sarkozysme. La victoire de la gauche est donc plus que jamais possible.
10:02 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris, ps, modem, jeunes populaires
24.09.2009
Le grand chamboulement 1
Nous sommes peut-être en train de vivre une petite révolution de notre vie politique, une profonde reconfiguration de notre système de partis. Même s’il est plus marquant à gauche, il touche aussi la droite, mais dans un mouvement inverse : dispersion d’un côté, regroupement de l’autre.
A droite, le rassemblement
La majorité présidentielle est en train de parvenir à regrouper autour de l’UMP tous les mouvements de droite et du centre. Engagé en 2002, le processus s’est considérablement accéléré avec Nicolas Sarkozy, et tout particulièrement depuis les élections européennes.
Dans le même temps, le Front national, autrefois responsable de nombreuses défaites de la droite (surtout aux législatives de 1997, mais aussi aux régionales de 2004), s’est considérablement étiolé, et ne semble plus en mesure de revenir à ses résultats anciens. La scission de 1999 a porté un coup fatal au FN, le sursaut de 2002 n’effaçant pas ce déclin structurel.
Pour autant, toutes les causes de son succès passé restent présentes pour un succès avenir, au cas où les millions de Français séduits par M. Sarkozy seraient déçus par sa politique (notamment sur l’immigration et la sécurité).
A l’autre extrémité, le choix désormais affirmé de François Bayrou de se tourner vers la gauche supprime toute concurrence à la majorité présidentielle au centre et au centre droit, le Nouveau centre ne pouvant prétendre incarner ce que fut l’UDF, grand parti créé dans la confrontation avec le parti gaulliste.
L’UMP, avec ses partis satellites, occupe donc tout l’espace de la droite et du centre. Le risque évident est de ne pouvoir dans ces conditions tenir un discours à la fois cohérent et attractif pour la grande diversité des électeurs autrefois représentés par différents mouvements.
L’émergence de partis concurrents dans les espaces libérés (à la gauche et à la droite de l’UMP) dépend de la popularité de Nicolas Sarkozy. Dans l’état actuel des choses, personne n’a le poids nécessaire pour représenter une menace.
Pour un électeur modéré, ce regroupement a le mérite de la clarté. Mais pour ceux qui se situent aux extrémités de ce vaste conglomérat, il n’y a qu’un pas à franchir pour se tourner vers le Modem ou le FN.
A vouloir incarner un parti unique, l’UMP et ses alliés se trouvent contraints d’atteindre la barre des 40% au niveau national.
16:10 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, ump, ps, modem, paris, jeunes populaires
24.08.2009
La vidéoprotection, une arme efficace contre l'insécurité
Depuis des années, et singulièrement depuis quelques mois, la vidéosurveillance fait débat. Devant le manque d'éléments objectifs, il était difficile d'avoir une position autre que simplement morale sur le principe d'installer des caméras dans des lieux publics. Le rapport qui vient de sortir apporte donc enfin des faits.
Selon ses auteurs : «l'analyse des statistiques de la délinquance montre un impact significatif de la vidéoprotection en matière de prévention puisque le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n'est installé» . Les crimes et délits y chutent même deux fois plus vite qu'ailleurs.
L'intérêt de l'étude tient d'abord à la qualité de ses auteurs : l'Inspection générale de l'Administration (IGA), en tant que coordinateur, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN). Des services au dessus de tout soupçon. Ils avaient été saisis en février pour «évaluer et quantifier l'efficacité de la vidéoprotection». Leur travail a porté sur l'ensemble de 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection, d'Enghien-les-Bains (12 000 habitants) à Lyon (480 000 habitants) en passant par Nice, Montpellier, Tourcoing, Mulhouse et tant d'autres communes, grandes ou petites.
Plus de cinq millions de personnes vivent dans les secteurs concernés. Pour ne pas être taxés d'avoir privilégié une période favorable, les «incorruptibles» de l'administration ont même analysé les chiffres sur neuf ans, de 2000 à 2008. Et ils battent en brèche bien des idées reçues.
Les caméras seraient donc efficaces contre les violences. «L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes où la progression a été mieux contenue dans les villes équipées de vidéoprotection», révèlent-ils. Depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de plus de 40 %, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées. Même constat chez les gendarmes. «La densité de caméras a un effet préventif pour les agressions contre les personnes», constatent les enquêteurs.
A les lire, en effet, pour obtenir du résultat, il ne faut pas hésiter à investir. «Une densité trop faible ne permet pas, disent-ils, de maîtriser les agressions puisqu'en dessous d'une caméra pour 2000 habitants, les agressions contre les personnes progressent même plus vite (+ 44,8 %) que dans les villes qui n'ont aucun équipement (+40,5 %)». En clair : les systèmes vidéos alibis ne font pas peur aux délinquants, qui savent très bien faire la différence entre un système opérationnel et un dispositif obsolète. Et ils endorment la police.
Pour autant, les caméras ne sauraient se substituer aux agents. «La vidéoprotection n'est pas une fin en soi, rappellent les inspecteurs, elle n'identifie pas seule les victimes ou les agresseurs». Selon eux, «elle n'a ensuite un véritable impact répressif et dissuasif que si une sanction pénale est prononcée par une juridiction à la suite de la constatation d'une infraction et de l'arrestation de ses auteurs».
Autre surprise de leur rapport : contrairement à un préjugé véhiculé jusqu'au Parti socialiste, «l'effet plumeau, c'est-à-dire un déplacement de la délinquance vers les zones non couvertes, ne semble pas avéré», écrivent-ils. Et cela se vérifie «tant au regard des témoignages reçus des responsables de la police et de la gendarmerie nationale, qu'à la lumière des chiffres de la délinquance qui ne montrent pas de dérives vers les zones non vidéoprotégées».
L'effet préventif des caméras serait donc une réalité. Mais qu'apportent-elles à l'enquête ? «Mesuré globalement, l'impact sur le taux d'élucidation reste encore peu marqué dans les villes équipées de vidéoprotection, même si un nombre croissant de personnes est mis en cause ou identifié grâce aux caméras», écrivent les inspecteurs. Car seuls les dispositifs à haute qualité de résolution d'image permettent de confondre sans coup férir les délinquants. Or ils sont rares. Les rapporteurs font aussi ce constat : «Les membres des équipes du grand banditisme gardent leur sang froid dans l'action, même lorsqu'ils se savent filmés par une caméra de surveillance, utilisant divers équipements, matériels et méthodes pour ne pas se faire identifier (cagoules, masques, véhicules volés, voire brassards de police…)» Éternel combat du glaive et du bouclier.
Les communes, et tout particulièrement en Ile-de-France, doivent donc redoubler d'efforts pour investir dans ces outils de sécurité. Reste le débat moral, qui fait peu de poids face à l'amélioration de la tranquillité et de la sécurité publique.
08:58 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, paris, jeunes populaires
21.08.2009
Lancement des Régionales dans le 13e !
En mars prochain, nous élirons nos futurs Conseillers régionaux. Ils auront la charge de mener la politique régionale : transports, développement économique, environnement, lycées, formation professionnelle.Valérie Pécresse a été désignée, par les militants UMP d'Ile de France, pour porter les couleurs de la majorité présidentielle.
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| La rentrée de septembre sera un moment clef de la campagne pour la reconquête de la région Ile-de-France. C'est pourquoi je vous invite à réserver, dès à présent, votre dimanche 13 septembre, de 11 heures à 16 heures, pour participer à : « l'Ile de France en fête » qui marquera le lancement officiel de notre campagne pour les régionales en Ile-de-France. Je vous donne rendez-vous avec vos amis et vos enfants à : La Halle Freyssinet Cette journée familiale sera un grand moment de convivialité, rythmé par des animations pour tous les âges et des intermèdes musicaux et artistiques. Pour nourrir le débat sur l'Ile-de-France, quatre ateliers seront également organisés autour des thèmes du Grand Paris, de l'emploi et du développement économique, de la diversité et du développement durable. Il est assez rare que notre arrondissement soit à l'honneur, nous devons donc en être dignes ! Pour participer à l'Ile-de-France en fête et à l'un des quatre débats thématiques, inscrivez-vous à l'adresse suivante : contact@valerie-pecresse.fr |
08:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, france, politique, ile-de-france, paris, jeunes populaires
17.03.2009
Karoutchi, la passion de la Région
Inutile de voter ! Les sondages ont déjà choisi pour nous ! C'est vrai, après tout, a quoi sert d'organiser une élection interne alors qu'il est si simple de faire quelques sondages ?
Remarquez, à ce petit jeu, Bertrand Delanoë n'aurait jamais été élu Maire de Paris. Qui le connaissait en 2000 lors du choix du candidat socialiste? Personne, et pour cause, il était Président de son groupe au Conseil de Paris...
Mais c'est justement pour cette raison qu'il connaissait les dossiers sur le bout des ongles et a pu mettre en pièces le poids lourd Philippe Séguin. L'expertise et la compétence ne sont donc peut-être pas des inconvénients dans une élection...
Mais les sondages sont un meilleur indicateur. La preuve : ils ont bien influencé les adhérents dans les deux principales primaires françaises connues à ce jours. Ségolène Royale au PS et Françoise de Panafieu à l'UMP ont été désignées dans un fauteuil...
Mais l'image ne fait pas tout, la notoriété non plus, tout cela évolue si vite.
Si Valérie Pécresse a d'indéniables qualités et ferait une excellente candidate à la Présidence de la Région, je considère pourtant que c'est Roger Karoutchi qui aurait le plus de chances dans cette bataille. Il connaît l'Ile-de-France par coeur, voue une véritable passion pour cette région, et donne 100% de son temps à cette cause. C'est précisément de cela dont nous avons besoin : un candidat qui maîtrise parfaitement les dossiers, qui dispose d'un réseau solide, et fait don de sa personne dans une campagne qui devra mobiliser toutes nos forces pendant un an.
C'est cette passion pour la Région qui permettra à Roger Karoutchi d'impulser le changement en Ile-de-France !
10:34 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, paris, ump, jeunes populaires, jeunes populaires paris
06.01.2009
Sans titre
2009 sera l’année la plus sombre que la France ait connue depuis 15 ans. Voilà ce que nous entendons depuis des semaines et qui risque bien de se produire.
La faute à la crise internationale. La faute à la crise financière. La faute au capitalisme.
C’est donc naturellement la faute des autres. De qui ? Des spéculateurs, des riches, de l’économie mondialisée… Mais ce n’est pas notre faute à nous, Français, ce n’est pas non plus la faute de ceux qui nous conduisent. Ouf !
Nous pouvons donc continuer comme si de rien n’était, en nous serrant un peu plus la ceinture et en attendant la reprise.
Pourtant, c’est l’arbre qui cache la forêt. La crise financière ne fait qu’aggraver une crise économique qui nous ronge depuis 30 ans, et à laquelle on a fini par s’habituer. S’il ne faut pas sous-estimer la crise financière, il serait dangereux de lui faire porter toute la responsabilité de la situation actuelle. Elle soulève de vrais problèmes qu’il faut tenter de résoudre, mais elle passera plus vite que notre déclin économique.
Ce déclin est inscrit dans l’histoire, les vieux pays industrialisés étant (très) progressivement rattrapés par les nouveaux, avant de remonter ensuite lorsque ces derniers auront perdu leurs avantages comparatifs. On peut donc laisser les choses se faire, et nous retrouverons des emplois d’ici la fin du siècle… On pourrait continuer à gérer cette situation, en colmatant les misères, en « socialisant » davantage notre société, de façon à attendre les jours meilleurs. A moins que la Politique veuille encore dire quelque chose ?
La crise financière a fait naitre un espoir : en démontrant les excès de la dérèglementation, elle a remis l’Etat au cœur de l’économie. Mais n’est-il là que pour « renflouer » les banques ? Nicolas Sarkozy est allé plus loin avec son plan de relance : soutien aux entreprises, et surtout développement des investissements publics. C’est un bon début.
La France a trop longtemps préféré le fonctionnement, la gestion du quotidien, à l’investissement, la préparation de l’avenir. Depuis 30 ans, nous nous perdons dans un socialisme rampant, en dépenses saupoudrées improductives. Or le politique n’est pas un gestionnaire, c’est un acteur, son rôle est de rompre avec les tendances irréversibles. La libéralisation, la mondialisation ne sont pas des « nécessités » historiques, il n’y a de déterminisme que lorsqu’il n’y a pas de volonté politique. Si la liberté est nécessaire, nous ne sommes pas condamnés à la dérèglementation : ce serait le contraire du libéralisme.
Ce que l’homme a fait, il peut le défaire. Pourquoi continuerions-nous à désindustrialiser la France (et à travers elle les « vieux » pays industriels) ? Croit-on qu’une société ne peut vivre que de « services à la personne » ? Le commerce international doit donc être à nouveau réglementé : la concurrence n’est pas respectée entre des Etats qui s’imposent des règles de respect de l’environnement et des droits de l’Homme par exemple et d’autres qui ne se les appliquent pas. C’est une injure au libéralisme.
Oui, la liberté n’est pas en cause dans cette crise. Ce sont au contraire les freins à la liberté qui maintiennent la France dans sa crise. Depuis 30 ans, on veut réduire la liberté au profit de l’égalité, mais les bons sentiments ne font pas de bonne politique et c’est au final l’ensemble de la société qui régresse. Au lieu de constituer une grande classe moyenne, on fait peser sur elle tout le poids de la société, on l’épuise, on s’épuise. En d’autres temps, cela aurait conduit à une révolution.
13:44 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, france, jeunes populaires, paris
26.11.2008
La gauche contre le pouvoir d'achat
Après la hausse massive des impôts locaux, la gauche parisienne s'attaque maintenant aux prix pratiqués sur les marchés.
Les droits de place des commerçants des 70 marchés couverts alimentaires de Paris augmenteront en effet de 30% sur trois ans, une augmentation inégalée depuis des décennies qui se traduira naturellement sur les prix des produits vendus.
Lors du dernier Conseil d'arrondissement, le groupe de l'opposition municipale avait refusé de participer à cette mesure anti-pouvoir d'achat.
09:02 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, politique, france, ump, jeunes populaires


